22 juillet 2026 – Insolation et amours parfaits

Ce matin, Nicolas est patraque. Il a attrapé une insolation. En attendant qu’on vienne me chercher, nous découvrons avec délice l’une des passions télévisuelles ivoiriennes : les télénovelas sud-américaines !

Nous tombons donc sur la série Amour parfait, une télénovela brésilienne, aussi kitsch que dramatique… tout ce que j’aime… et dont voici le pitch : « En 1934, Marê, diplômée en commerce, retourne à San Jacinto pour reprendre l’hôtel familial. Son père Leonel la force à épouser Gaspar, un homme malveillant qui menace de révéler sa relation avec Orlando, un médecin noir. Gilda, la belle-mère ambitieuse de Marê, complote avec Gaspar pour assassiner Leonel et faire accuser Marê afin de s’emparer de l’héritage familial. Marê, enceinte, est emprisonnée et son enfant lui est retiré. Après huit ans, libérée, la jeune femme revient à São Jacinto pour se venger de Gilda, récupérer son héritage et retrouver son fils, avec l’aide de Júlio, son ami d’enfance amoureux d’elle. »

L’enfant, qui s’appelle Marcelino, vit désormais avec des moines dans une félicité entière. C’est très intense et dramatique… Et nous réalisons en zappant que chaque chaîne propose pléthore de séries dans ce style!
En Asie aussi, les télénovelas sud-américaines étaient très populaires et je me demande pourquoi marchent-elles sur trois continents mais ne sont pas connues en Europe.

En me rendant à la réception de mon hôte, je réalise alors que la réceptionniste aussi est fan de cette série et suit avec intensité les aventures de Marcelino.

Bref, une fois cet interlude télévisuel passé, je rejoins l’équipe du camp. Il est temps de redevenir sérieux (ou pas). Une fois sur le terrain, il se met à pleuvoir.

Sous la pluie, les équipes de filles s’affrontent. Quelques gouttes d’eau ne semblent pas les émouvoir et elles se démènent avec panache, sous les encouragements de centaines d’enfants qui suivent leurs matchs avec enthousiasme.

Je donne ensuite mon atelier. Nous improvisons un petit spectacle pour les participant-e-s du club de dessin et les filles s’en sortent à merveille, ce qui est assez admirable après seulement deux après-midis de pratique.

Puis, une fois la journée terminée, je retrouve Nicolas qui se remet gentiment de ses émotions.

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