26 juillet 2026 — Direction Grand-Bassam

Nous nous réveillons une dernière fois sous notre jolie palmeraie à Adzopé. Puis, nous faisons nos valises : cet après-midi, nous irons découvrir l’océan avec notre amie Myriam et les enfants.

Avant de partir, nous animons un dernier atelier : l’atelier correspondance croisée reliant les enfants suisses et ivoiriens. C’est extrêmement sympa et cela me permet de revoir mes petits participants une dernière fois avant de partir.

Une fois l’atelier terminé, nous mangeons un dernier sublime repas fait maison (nous avons décidément été traités comme des coqs en pâte)… et il est temps de dire au revoir à tous les habitants de la cour familiale. Nous serrons des mains le coeur lourd mais avec une certitude : ce n’est qu’un au revoir. Puis, la voiture arrive et nous entamons les 150 kilomètres à parcourir qui séparent Adzopé de Grand-Bassam, notre prochaine escale. Je suis ravie de découvrir les paysages de jour : tout est splendide. Les palmeraies et les forêts s’égrènent à perte de vue. Le long du trottoir, des vendeurs ambulants proposent des objets divers aux automobilistes : des chips de banane (un délice !), des mouchoirs, ou même des écureuils ou des varans à griller.

Au bout d’un moment, la circulation se fait plus dense avant de se figer totalement. Un camion s’est renversé et provoque un embouteillage monstrueux. Notre chauffeur et l’oncle des enfants prend une route alternative qui nous permet de traverser les villes de Boudépé, de Grand Morié, de Grand et Petit Yapo. Au passage, il nous sert d’excellent guide touristique, ce qui est très agréable. Le sol est toujours de cet ocre splendide qui me fascine (à la surprise d’A., qui se demande bien ce que je peux trouver à de la terre…).

Puis, après trois heures de route, nous arrivons à Abidjan que nous traversons, les yeux rivés sur l’extérieur. Une demi-heure plus tard, nous voilà à Grand-Bassam.

La ville, située sur le littoral, porte en elle une riche histoire. Première capitale coloniale, portuaire, économique et juridique de la Côte d’Ivoire de 1893 à 1899, elle se trouve à une quarantaine de kilomètres d’Abidjan et est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Faisant face à l’océan Atlantique, elle est divisée en deux parties par la lagune Ouladine. Il y a l’Ancien Bassam, vieille ville de la colonie française, où l’on peut apercevoir quelques maisons coloniales ayant subsistés aux assauts du temps — et de nombreux hôtels de bord de mer. Et il y a le Nouveau Bassam, sur la terre ferme, qui est désormais le centre-ville où l’animation se passe.

Notre hôtel se trouve en bord de mer, à Ancien Bassam donc. Malgré la couverture nuageuse, le lieu est splendide et peuplé de chats trop mignons. L’océan se jette en rouleaux sur la plage. Le sable est rouge et l’air iodé nous fouette le visage.

Le soir venu, nous décidons de célébrer l’anniversaire de J., l’aînée des enfants qui n’est pas avec nous, mais ce n’est pas grave. Il faut profiter de toute occasion pour faire la fête. Le restaurant dans lequel nous allons est splendide. Les ados font des selfies dans le jardin tandis que nous savourons la fraîcheur marine. Tout est beau : l’ambiance tamisée, le décor…

Nous mangeons des calamars frais. Puis, au milieu du repas, un homme s’agenouille pour demander en mariage sa compagne, tel un acteur de film hollywoodien. Nous applaudissons les tourtereaux.

Une fois repus, nous rentrons à l’hôtel et profitons de la douceur de la terrasse et du bruit de la mer qui nous berce.

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