13 novembre – se sentir chanceuse

Hier, c’était mon anniversaire… et – comme une prophétie, ma journée a été aussi folle que géniale.

Habituellement, le vendredi, je commence la journée avec mon cours de cantonais. Je suis donc montée à Jordan, où mon prof m’a appris à chanter Joe le taxi en cantonais. Il a été très déçu en apprenant le sens des paroles en français, la version hongkongaise étant 100 fois plus romantique.

Après mon cours, alors que je faisais une livraison pour le travail, j’ai rencontré une Hongkongaise qui avait rencontré Roger Federer. Photo à l’appui, j’ai donc pu papoter de notre star nationale. J’ai alors pris le Star Ferry, sur lequel j’ai sympathisé avec deux bonnes sœurs.

Je suis ensuite allée rejoindre mon très bon ami Yan, qui m’a invité à aller manger dans une ancienne caserne militaire… ambiance Suzie Wong à l’italienne.

Et le soir, après avoir bossé un peu (il fallait bien garder quelques notes terre à terre dans cette drôle de journée), nous sommes allés manger au 31e étage d’un building où nous avons pu admirer la déclaration d’un certain Anson à sa petite copine. Sur un immense panneau lumineux, il lui disait : be my goddess!

Je ne parle même pas de tous les messages, les attentions, les appels qui ont ensoleillé ma journée ! Merci à tous ! Vous êtes fantastiques et je vous adore !

Si mon année à venir est l’image de cette journée, je ne peux que me réjouir!

12 novembre – Trust and confusion

En ce moment, l’artiste Tino Seghal organise une performance au sein de la sublime prison de Tai Kwun.

La performance est impressionnante et déroutante à la fois. 7h par jour, pendant un mois, une trentaine de personnes danse, chante, bouge et raconte de vraies histoires aux passants.

Hier, assise dans la cour de Tai Kwun, j’ai pu écouter 4 histoires personnelles que m’ont contés les performeurs. Une femme m’a raconté un challenge de natation dans les eaux japonaises, un jeune homme m’a raconté les circonstances du mariage de ses parents, un Australien m’a conté les violences cachées des riches banlieues tandis qu’un homme m’a fait rire en me parlant de son obsession pour les loirs.

J’ai adoré.

Si vous avez quelques minutes, allez donc vous perdre dans cette exposition vivante et vous immerger dans ces tranches de vie !

11 novembre – Décalage

– Ok, on se parle à 15h.

– Ok. Attends… 15h… mais c’est quelle heure chez toi ?

– Là en ce moment, c’est 6h30.

– Ha mais tu es matinale !

– Oui ! D’ailleurs, je file me préparer. A toute !

– Attends… quand tu dis 15h, tu parle de 15h Suisse ou de 15h Hong Kong?

– 15h Suisse !

– Parfait. 15h Suisse. 22h Hong Kong !

– Mais c’est pas 21h ?

– Non, on est passés à l’heure d’hiver. C’est +7 maintenant.

Les petits calculs de la communication à distance !

10 novembre – La gloire du matin

Il y a un légume asiatique qui porte le doux nom de Morning glory. Cette jolie plante, semi-aquatique, pousse dans les marais et les rizières et quand elle fleurit est agrémentée d’une fleur rose violette en forme de corolle.

En Asie du Sud, tout se mange dans la Morning glory. De ses racines à ses tiges, elle fait le bonheur des gourmets… et le mien ! On les frit, on les saute, on les met dans la soupe… et on peut même l’utiliser pour ses vertus médicinales ! Tout un programme !

Et pour les préparer à la mode cantonaise, voici la recette :

Une fois vos Morning Glory coupées en plusieurs morceaux (et évidemment lavées), faites les blanchir dans une cuillère à café d’huile et une de sel. Après 30 secondes, égouttez les.

En parallèle, faites chauffer dans un wok, de l’huile et de l’ail coupé en fins morceaux. Ajoutez alors de la pâte de tofu fermenté dans le wok suivi par les légumes.

Faites revenir le tout à feu vif pendant deux minutes en mélangeant bien.

Bon appétit !

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09 novembre – Petit écrin au cœur de Central

Il est midi. Je monte au deuxième étage d’un petit immeuble quelconque et je pousse la porte de la caverne d’Ali Baba.

Du sol au plafond, des livres sont entreposés. J’ai l’impression de pénétrer dans le labyrinthe de Gaston Lagaffe qui m’avait tant fait fantasmer enfant. Et là tout y est : des livres de cuisine dont j’ai une passion folle, aux romans, documentaires variés, albums et livres jeunesse, bandes dessinées, poches, magazines, classiques comme nouveautés. C’est le lieu de perdition de mon porte-monnaie.

Alors que je me balade dans les rayons, je dresse l’oreille. Quelques notes d’Option Musique, l’une de nos radios suisses, vibre dans l’air. Madeline, la patronne, est neûchateloise et du coup, je me sens doublement comme à la maison !

Bref, je ne suis pas une grande afficionado du shopping mais, je repars toujours de la librairie Parenthèse avec plus de bouquins que ce que j’imaginais.

Sarah Andersen – https://www.instagram.com/sarahandersencomics/