04 janvier – Onion Petermann

Il y a deux semaines, à la foire du livres de Tai Kwun, je m’approche d’un stand. C’est celui de l’illustrateur Onion Petermann que j’adore.

Je me penche vers la jeune femme qui se tient derrière celui ci et je lui glisse : Mais… Onion Petermann est hongkongais ?

Allez savoir pourquoi, je visualisais plutôt un auteur allemand mesurant bien 1m80.

La jeune femme lève les yeux vers moi.

– Oui. C’est moi, Onion Petermann !

J’ouvre la bouche de surprise (heureusement, avec le masque, ni vu ni connu). Puis elle me montre l’un de ses derniers ouvrages et j’éclate de rire.

Il référence les bornes à incendie en Suisse… et avec ces touts petits détails croqués au gré de ses voyages, elle me ramène chez moi !

03 janvier – Foires

Il n’y a pas que le Valais qui peut se vanter d’avoir des foires où tout se vend. Alors que nous vagabondons à Causeway Bay, nous tombons par hasard sur la foire des commerçants hongkongais. Curieux, nous y entrons et là… dans la même philosophie que la foire valaisanne, on y trouve presque tout. Appareils électroménagers, nourriture, accessoires, vêtements, produits cosmétiques, médicaments… les curieux sauront trouver leur bonheur à des prix défiants toute concurrence.

La seule différence avec nos foires suisses est l’extrême exotisme (pour moi) des produits exposés : abalones, pigeon congelé, saucisses, casseroles, vestes, recouvres chaises, rice cookers, accessoires pliants pour les micro appartements hongkongais, glaces au durian, bonbons au durian, biscuits au durian…, remèdes traditionnels chinois, cornes de cerf, miel, sauces étranges ou champignons séchés (quand je sais ce que c’est)… Bref, tout nous surprend.

Si Nicolas et moi sommes les seuls visiteurs étrangers de la foire (et les seules personnes âgées de moins de 60 ans), nous nous laissons tenter par des filtres pour notre carafe et des accessoires pour la cuisine. Puis nous regardons les jeunes élèves de l’orchestre de Kowloon faire un magnifique concert d’instruments traditionnels… avant de rentrer à la maison, plutôt contents de notre balade.

31 décembre – Finir l’année comme elle a commencé

Nous voilà le dernier jour de l’année et un petit vent de panique souffle sur Hong Kong.

Ce matin, notre quotidien anglophone local nous annonçait la suspension des vols cargo de Cathay Pacific après l’augmentation de la quarantaine pour ses équipes.

Hong Kong faisant la taille du canton de Fribourg avec une population de 8 millions d’habitants, elle dépend donc beaucoup de l’extérieur pour un bon nombre de ses produits.

Ce matin, nous avons donc fait comme tout le monde et été acheter un petit sac de riz (8 kilos le plus petit format, ici…), 2-3 conserves et quelques rouleaux de papier toilettes – au cas où.

On termine l’année comme elle a commencé… ah non… c’était 2020… ou… je. sais plus ? On commence à perdre le fil !

On espère que 2022 nous amènera plus de stabilité !

J’en profite pour vous souhaiter un tous un merveilleux réveillon, où que vous soyiez ! Et que celui ci nous amène des temps plus doux.

30 décembre – Dormir ou conduire…

Dans le taxi, le chauffeur oublie de démarrer à chaque feu. Puis, il commence à se donner des claques. Je hausse un sourcil.

– Il est un peu en-tête en l’air, dis je à Nicolas.

– Oh non. Il s’endort à chaque fois que l’on s’arrête… me dit-il, stoïque.

C’est rassurant.

Nb : nous sommes sortis du taxi et nous allons bien. Pas de panique! Le chauffeur quant à lui, je l’espère, est allé faire une sieste…