03 novembre – Légumes et tralala

Ca fait un moment que je me casse la tête avec les courses. Hong Kong est un tout petit territoire… aussi petit que le canton de Fribourg mais avec 8 millions d’habitants. L’équivalent de toute la Suisse. Ce n’est pas grand et il n’y a donc pas d’énormes espaces cultivés !

Compte tenu de ces difficultés géographiques, la majorité des aliments sont importés. USA, Europe, Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Chine… tous les pays du monde se retrouvent sur les étals des marchés et des supermarchés et – ne sachant pas bien lire le chinois – c’est parfois super compliqué de savoir ce qu’on achète.

Puis, il y a deux semaines en me baladant à Kam Tin, je les ai vues, ces petites fermes hongkongaises. Et je me suis dit qu’il fallait que je m’y mette. Pour les encourager. Pour manger local et parce qu’écologiquement, ça n’a aucun sens de faire venir ses poivrons ou sa salade de l’autre bout du monde.

J’ai donc fait quelques investigations (merci Facebook) et je suis tombée sur la petite ferme Farmhouse Production, tenue par une Hongkongaise trop rigolote qui cultive ses légumes bios et qui a une passion pour les chats.

Chaque lundi elle envoie la liste de ce qu’elle a par WhatsApp. On lui dit ce qu’on veut… on paye et le mardi, elle nous livre les légumes à domicile, le tout sans emballage !

Aujourd’hui, j’ai eu des aubergines à la forme trop rigolote, des choy sum, des œufs, des raisins asiatiques, des patates douces, du gingembre et des courgettes poilues (hairy gourd)!

Je suis plutôt conquise.

01 novembre – L’heure de chez nous

Les Européens ont changé d’heure ce week-end. Ce n’est pas notre cas. Nous vivons donc désormais avec 7h de décalage horaire plutôt que 6. Il faut recommencer à réfléchir : quand appeler les parents, est ce qu’ils sont en train de manger, quelle heure est-il en Suisse… et je dois aussi repenser mes horaires de travail avec mon employeur genevois !

Eh oui, le changement d’heure n’est pas mondial. Actuellement, seuls 70 pays le font. Ca a du sens. Les pays proches de l’équateur voient la nuit tomber avec une régularité d’horloge Suisse. Changer d’heure ne servirait donc absolument à rien…

En attendant, j’espère que vous n’avez pas oublié de régler le réveil différemment ce matin !

31 octobre – Les animaux que l’on mange

Alors qu’en Europe, les emballages de viande sont anonymisés, dépossédés de leur apparence première, à Hong Kong, on sait toujours ce que l’on mange.

Au marché, la carcasse du cochon entier est suspendue aux crochets des étals, des poulets vivants s’agitent dans de grandes cages avant de passer sous la lame du boucher, les poissons frétillent encore dans les bacs. C’est frais… et c’est explicite.

Au supermarché, on ne cache pas non plus l’origine des morceaux qui sont emballés dans des barquettes en plastique et le marketing nous rappelle sans honte – et avec beaucoup de mignonnerie – que la côtelette, c’est un petit porcelet mignon, et que le filet de poulet provient d’un joli animal à plumes.

Il n’y a aucune hypocrisie concernant ce que mangent les carnivores.

27 octobre – Comment frimer chez soi ?

Lorsque des amis (occidentaux ou australiens) viennent chez nous, ils ne s’extasient pas sur la (sublime, évidemment) décoration, sur nos magnifiques plantes ou sur les tableaux qui sont au mur. Non… en général, ils s’arrêtent, fascinés, dans l’entrée quand ils aperçoivent notre cuisine…

– Rooooh ! Vous avez un four ! disent ils en se penchant vers celui-ci comme si c’était le Graal.

En effet, à Hong Kong, la cuisine au four n’est pas courante. Et du coup, il est rare que les appartements en soient pourvus. Pour ceux qui ont suffisamment de place, il est possible d’acheter un four portable ressemblant à un micro-ondes, mais ceux ci sont en général petits et ne permettront pas d’y cuire une pizza ou un immense plat de lasagnes.

Bref, nous avons la chance d’avoir un four et ca fait toujours son petit effet !

26 octobre – Refroidissement

Après des semaines de chaleur intense, les températures se rafraîchissent enfin. Il fait environ 20 degrés, le matin. L’humidité retrouve des taux acceptables : 71% aujourd’hui.

Doudounes, pulls, écharpes et bottines sont donc de sortie! La climatisation peut enfin s’arrêter… On cesse de coller au trottoir et à nos masques, et – comble du bonheur – on peut enfin réouvrir les fenêtres des appartements pour aérer.

De mon côté, je crois que je me suis définitivement intégrée. Je ne ris plus, comme la première année, en regardant les gens se couvrir. Moi aussi j’ai sorti la petite veste et l’écharpe…