27 novembre – Aller sans retour

Lorsqu’un voyageur souhaite revenir à Hong Kong, il doit passer obligatoirement par une quarantaine dans un hôtel accrédité par le gouvernement.

Pour les gens en provenance de Suisse, ce sont 21 jours à passer enfermés entre les 4 murs d’une chambre d’hôtel.

Les hôtels accrédités sont au nombre de 40. Tous les trois mois, la liste est mise à jour et les voyageurs doivent donc surveiller cette liste avec minutie et être munis d’une réservation en bonne et dûe forme lors de l’embarquement sous peine de ne pas pouvoir entrer dans l’avion.

Le souci, c’est qu’en ce moment, avec Noël et tout et tout… tous les hôtels de quarantaine sont pleins jusqu’à fin février.

Sur les réseaux sociaux, c’est donc la panique. Certains voient leur vol être déplacé mais leur réservation d’hôtel n’a pas suivi… certains autres, devant rentrer pour une urgence familiale, ne savent pas quand ils pourront revenir – ce qui est compliqué lorsqu’on a un emploi, des enfants scolarisés, etc.

Bref. C’est la débandade… et c’est un peu stressant de se dire que s’il arrivait un malheur, nous pourrions être coincés d’un côté comme de l’autre.

26 novembre – Les coulisses de l’opéra cantonais !

Mon dernier article dans le magazine Paroles, de l’Alliance française, est sorti…

Pour l’occasion, je suis allée interviewer 4 spécialistes de l’opéra cantonais : la responsable du Xiqu Center, un théâtre dédié à l’opéra cantonais, la curatrice de l’espace dédié à l’opéra cantonais du Heritage Museum de Sha Tin et deux acteurs !

Pour lire l’article ca se passe en dessous ou via ce lien : https://www.afhongkong.org/en/library-and-publications/paroles, à partir de la page 20, suivi par la version en chinois (ce qui me rend toujours très fière).

25 novembre – Jour de courses

Le mercredi soir, c’est la soirée des courses de chevaux.

Il est 21h30. En me faufilant dans une ruelle entre Tai Hang et Causeway Bay, je passe devant un garage encore illuminé. Des voitures éventrées trônent dans l’arrière salle, aux côtés de jerricans, de chiffons recouverts de crasse et de pneus empilés.

Devant la boutique, le garagiste a installé des tables de fortune et il est là, assis, entouré par sa famille et ses amis. Face à eux, sur une table en métal à roulette, une grande télévision a été tirée à même le trottoir.

En mangeant des nouilles, ils hurlent, s’invectivent, frappent leurs genoux avec leurs paumes. Est-ce Red Brick Glory, Royal Baby ou Wild West Wing qui est en-tête ? Sur l’écran, des colonnes illisibles s’affichent. Qui deviendra millionnaire ce soir ?

Le mercredi soir, c’est le soir des courses. Au stade comme ailleurs.

19 novembre – Phasmes et camouflage

Hier, en me rendant à la résidence de France pour la remise des Trophées des Français de Hong Kong, je m’arrête tétanisée. A côté de la porte, un immense phasme, aussi grand que mon avant bras… Ceux qui me connaissent savent que cet insecte a le même effet sur moi qu’une belle grosse araignée sur la plupart des gens. Je ne les aime pas.

Bref, je m’approche quand même et observe le fourbe animal… On dirait vraiment une branche d’arbre.

Je ne m’explique pas vraiment mon aversion pour ces insectes. Ils sont inoffensifs et herbivores et sont la proie des oiseaux, des rongeurs, des mantes religieuses, des fourmis ou des araignées. Il n’y a donc rien à craindre. Mais voilà, je crois bien que c’est irrationnel.

Les phasmes peuvent prendre plusieurs formes : brindilles, feuilles, branches, lichens… et ils portent le nom évocateur d’insect sticks, en anglais – ce qui leur va bien.

Bref, à Hong Kong, il y a en apparemment toutes sortes. Je ne continuerai pas mes recherches outre mesure puisque j’ai déjà failli défaillir quatre fois en écrivant cet article et que tout mon corps me gratte.

Voilà simplement une photo de la bête…

17 novembre – Anita Mui

Hier soir, mon amie hongkongaise Stéphanie m’a emmené voir le film Anita, sur la vie de la chanteuse et actrice Anita Mui, la Madonna hongkongaise ! Et ce film m’a permis une expérience très spéciale : celui de pleurer à l’unisson avec un public hongkongais très ému.

Le film retraçait la vie de l’artiste Anita Mui. Plongée dès son plus jeune âge dans le monde de la musique, c’est à 18 ans qu’elle devient célèbre en gagnant un concours télévisé. Elle devient alors une grande star et se produit sur scène avec des costumes incroyables ! En parallèle, elle tourne plusieurs films et gagne plusieurs prix… Nous suivons donc sa vie, jusqu’à sa mort précoce… et retraversons en parallèle les grands événements de l’histoire de Hong Kong comme la rétrocession en 1997 ou le SARS en 2003.

Le film était très touchant et même sans connaître la chanteuse au préalable je me suis laissée emporter.

A la fin, toute la salle pleurait à chaudes larmes, à grands coups de reniflements et de sanglots sonores. Moi aussi, du coup, j’ai suivi le mouvement et j’ai pleuré cette chanteuse que je n’ai pas connue !