Ce matin, je me réveille aux aurores car je dois prendre le bus pour Singapour. Pour une raison obscure (et qui s’avérera complètement inutile par la suite), je stresse.
Je finis d’emballer mes affaires, bois rapidement un thé et prend un Grab pour me rendre au lieu de départ du bus. Et tout roule : le bus est à l’heure. Moi aussi. Mon billet fonctionne. Le bus est extrêmement confortable… le passage en douane se révèle une formalité !
5 heures plus tard, me voilà à Singapour, la ville-etat voisine de la Malaisie !
Et en arrivant, sa ressemblance avec Hong Kong me frappe. L’architecture des immeubles d’habitation. La végétation. Les bus à deux étages. Le métro. Les malls. L’odeur de désinfectant dans les couloirs… tout me revient et étrangement, m’apaise.
Depuis un an, revenir à Hong Kong me semble insurmontable. Je ne peux pas revenir pour 3 jours. Il me faudrait 3 semaines. 3 mois. J’ai tellement aimé ce lieu. J’y ai tellement d’attaches. Comment y revenir pour quelques jours seulement ? Comment y revenir sans y habiter? Sand avoir du temps pour revoir tout le monde longuement. Sans le coucou du concierge Ringo ? Mon appartement, ma vie. Comment revenir comme une simple touriste ? J’ai l’impression que cela m’arracherait le cœur.
Là, alors que j’hume le désinfectant familier d’un 7/11 (il en faut peu, je sais), j’envisage un retour possible sans me retrouver avec des lambeaux de chairs contre la poitrine.
Et pour me conforter dans cette idée, le soir, je rejoins mon amie B. de Hong Kong et qui vit désormais à Singapour. Elle m’emmène boire un verre puis manger dans un sublime food court où nous savourons un délicieux char siu faan !
Et je rentre en métro… déboussolée de me sentir tant à Hong Kong depuis Singapour.
Je n’ai pas habité à Hong Kong, mais j’ai vraiment envie d’y retourner, même si ce n’est que pour quelques jours. Et puis une fois suivante, et encore une fois… La ville m’a d’ailleurs plus marquée que Singapour, et pourtant j’aime aussi Singapour.
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