19 novembre – Phasmes et camouflage

Hier, en me rendant à la résidence de France pour la remise des Trophées des Français de Hong Kong, je m’arrête tétanisée. A côté de la porte, un immense phasme, aussi grand que mon avant bras… Ceux qui me connaissent savent que cet insecte a le même effet sur moi qu’une belle grosse araignée sur la plupart des gens. Je ne les aime pas.

Bref, je m’approche quand même et observe le fourbe animal… On dirait vraiment une branche d’arbre.

Je ne m’explique pas vraiment mon aversion pour ces insectes. Ils sont inoffensifs et herbivores et sont la proie des oiseaux, des rongeurs, des mantes religieuses, des fourmis ou des araignées. Il n’y a donc rien à craindre. Mais voilà, je crois bien que c’est irrationnel.

Les phasmes peuvent prendre plusieurs formes : brindilles, feuilles, branches, lichens… et ils portent le nom évocateur d’insect sticks, en anglais – ce qui leur va bien.

Bref, à Hong Kong, il y a en apparemment toutes sortes. Je ne continuerai pas mes recherches outre mesure puisque j’ai déjà failli défaillir quatre fois en écrivant cet article et que tout mon corps me gratte.

Voilà simplement une photo de la bête…

09 novembre – Petit écrin au cœur de Central

Il est midi. Je monte au deuxième étage d’un petit immeuble quelconque et je pousse la porte de la caverne d’Ali Baba.

Du sol au plafond, des livres sont entreposés. J’ai l’impression de pénétrer dans le labyrinthe de Gaston Lagaffe qui m’avait tant fait fantasmer enfant. Et là tout y est : des livres de cuisine dont j’ai une passion folle, aux romans, documentaires variés, albums et livres jeunesse, bandes dessinées, poches, magazines, classiques comme nouveautés. C’est le lieu de perdition de mon porte-monnaie.

Alors que je me balade dans les rayons, je dresse l’oreille. Quelques notes d’Option Musique, l’une de nos radios suisses, vibre dans l’air. Madeline, la patronne, est neûchateloise et du coup, je me sens doublement comme à la maison !

Bref, je ne suis pas une grande afficionado du shopping mais, je repars toujours de la librairie Parenthèse avec plus de bouquins que ce que j’imaginais.

Sarah Andersen – https://www.instagram.com/sarahandersencomics/

01 octobre – Câlins et câlinades !

On a tendance à croire, en Europe, que les Asiatiques sont discrets… qu’ils ne se touchent pas et se saluent d’un hochement de tête sobre et discret. Les clichés ont la vie dure.

Je ne connais pas les coutumes de tous les pays d’Asie mais je sais qu’elles changent d’un pays, voire d’une région à l’autre… tout comme les Italiens, les Allemands, les Espagnols, les Suisses allemands ou romands auront des spécificités propres à leur pays et leur langue.

A Hong Kong, si la bise n’existe pas et si on se salue d’un signe de tête, j’observe néanmoins que les gens sont câlins et tactiles.

Les couples se tiennent par la main, se blottissent l’un contre l’autre dans les escalators, se serrent dans le métro… les papas et les mamans câlinent tendrement leurs enfants… les ados peuvent se balader dans la rue en tenant la main de leur maman ou grand maman… et mes amis m’ont plusieurs fois fait des hugs (étreintes) très enthousiastes ou m’ont pris le bras pour se balader dans la rue ! Par contre, je n’ai jamais vu personne s’embrasser à pleine bouche… mais bon, cela fait presque 2 ans que nous vivons avec un masque sur le nez.

Moi je les trouve touchants et beaux, les Hongkongais qui s’aiment !

13 septembre – Porpita porpita

La semaine dernière, en nous baladant sur la plage, je découvre d’étrange petites choses bleues posées sur le sable. Est-ce un fruit ? Cela ressemble en effet à un ramboutan coupé en deux… Je me penche. Puis, j’en aperçois des dizaines couchés sur le sable. Curieuse, je les prends en photo avant de demander à mon ami Yan s’il connaît ces étranges créatures. Yan est un ami d’origine macanaise qui connaît toutes les montagnes, tous les animaux et toutes les fleurs qui peuplent Hong Kong.

Le verdict est sans appel : c’est un Porpita porpita, ou blue button, en anglais… soit une petite créature marine se situant entre la méduse et la flottille. L’animal vit habituellement dans les mers tropicales et subtropicales — de l’Océan Pacifique à l’Océan Indien en passant par la mer Méditerranée. C’est un voyageur en somme.

Si je crois ce que je trouve sur Internet, il semblerait que cet organisme se déplace en flottant à la surface de la mer et se compose de deux parties : le flotteur et une colonie d’hydroïdes, qui contiendraient des pores capables de communiquer avec ses congénères. Il serait hermaphrodite et aurait une bouche multitâche, située sous son flotteur… qui permettrait de manger — notamment des larves de crustacés — et d’expulser ses déchets.

La bestiole n’est pas mortelle — mais comme toute méduse — elle provoque de légères irritations de la peau. J’ai donc abandonné tout projet de baignade, et je me suis contentée d’admirer ces jolis boutons bleus qui décoraient la plage.

La nature est magnifique !

03 septembre – Cobra chinois!

Ma copine Loraine m’informe qu’un cobra chinois a élu domicile sur un petit sentier proche de chez nous… C’est plutôt bon à savoir au cas où une balade nocturne nous tenterait.

Le cobra chinois, c’est un gros serpent noir, avec un petit bandeau blanc proche de la tête, qui est réputé pour être assez venimeux… et qui mesure entre 1m50 et 2 mètres de long. Ils sont assez courants à Hong Kong et on peut les trouver un peu partout sur le territoire, avec un pic entre mars et octobre.

De mon côté, je n’en ai vu qu’une seule fois. Je marchais sur l’île de Lamma avec mon amie Charlotte, à l’époque où nos amis pouvaient encore venir nous rendre visite. Alors que nous approchions un petit promontoire pour voir la vue, nous en avons vu un dormir en plein soleil. Une belle grosse bête mesurant bien 1m80 de long.

En nous entendant arriver, il a fui dans les fourrés mais depuis ce jour, je ne marche plus sur les chemins non balisés…

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de prendre le cobra que j’ai vu en photo… alors en voici une générique. Photo@Wikimedia commons