Il y a un légume asiatique qui porte le doux nom de Morning glory. Cette jolie plante, semi-aquatique, pousse dans les marais et les rizières et quand elle fleurit est agrémentée d’une fleur rose violette en forme de corolle.
En Asie du Sud, tout se mange dans la Morning glory. De ses racines à ses tiges, elle fait le bonheur des gourmets… et le mien ! On les frit, on les saute, on les met dans la soupe… et on peut même l’utiliser pour ses vertus médicinales ! Tout un programme !
Et pour les préparer à la mode cantonaise, voici la recette :
Une fois vos Morning Glory coupées en plusieurs morceaux (et évidemment lavées), faites les blanchir dans une cuillère à café d’huile et une de sel. Après 30 secondes, égouttez les.
En parallèle, faites chauffer dans un wok, de l’huile et de l’ail coupé en fins morceaux. Ajoutez alors de la pâte de tofu fermenté dans le wok suivi par les légumes.
Faites revenir le tout à feu vif pendant deux minutes en mélangeant bien.
Alors qu’en Europe, les emballages de viande sont anonymisés, dépossédés de leur apparence première, à Hong Kong, on sait toujours ce que l’on mange.
Au marché, la carcasse du cochon entier est suspendue aux crochets des étals, des poulets vivants s’agitent dans de grandes cages avant de passer sous la lame du boucher, les poissons frétillent encore dans les bacs. C’est frais… et c’est explicite.
Au supermarché, on ne cache pas non plus l’origine des morceaux qui sont emballés dans des barquettes en plastique et le marketing nous rappelle sans honte – et avec beaucoup de mignonnerie – que la côtelette, c’est un petit porcelet mignon, et que le filet de poulet provient d’un joli animal à plumes.
Il n’y a aucune hypocrisie concernant ce que mangent les carnivores.
L’automne est là ! Le long des ruelles, de délicieuses odeurs de châtaignes grillées flottent dans l’air. Les vendeurs sont de retour !
Devant un immense wok noir, ils remuent des châtaignes posées sur du charbon. Mais ils vendent également de gros morceaux de taro et de patates douces et des oeufs de caille. Le tout est délicieux et fumé !
Malheureusement, si ces petits stands sont emblématiques à la street-food hongkongaise, ils tendent à disparaître. La loi est stricte et il est difficile d’obtenir des licences et le travail de saisonnier n’est pas facile ! On en profite donc un maximum !
En Suisse aussi, les vendeurs de marrons chauds apparaissent avec l’hiver qui approche. Cela me donne envie de grosses doudounes, de films de Noël et de repas avec nos proches !
Lorsque l’on pense au pain, on pense tout d’abord aux Français – les rois de la baguette croustillante et du croissant chaud. Pourtant, ce ne sont pas les seuls à aimer ça… et à créer de multiples recettes à base de farine.
Même si le pain n’est généralement pas associé à l’Asie, les boulangeries sont nombreuses à Hong Kong… et bien différentes de nos boulangeries françaises, suisses ou allemandes. Ici, il n’y a pas de pains croustillants, de croûtes bien dorées ou de pâtes feuilletées… Notre couteau à pain est au chômage technique depuis presque trois ans, puisque la boulange hongkongaise est toute molle, briochée, presque fondante… et les accompagnements tels que le beurre, la confiture ou le Cenovis sont souvent inutiles.
Il est vrai aussi que le pain à Hong Kong, avec l’humidité, ne se conserve pas très bien. Il devient tout mou… et la baguette molle, ce n’est pas vraiment ça. Les pains hongkongais s’adaptent donc au climat.
Bref, ici, les pains sont vendus séparément et font la taille d’une paume de main. Il existe pleins de variétés dont voici une liste non exhaustive :
Les Pineapple Bun, qui ressemblent à un ananas, car recouverts d’une petite couche croustillante au sucre
Dans la même veine, le Coffee Bun : un pain parfumé au café recouvert d’une couche de sucre – mon préféré, je dois avouer.
Mais il y a aussi les brioches au yuk sung, de la viande séchée filandreuse comme du coton… les buns à la saucisse… les buns à l’oignon frais (peu glamour le matin mais délicieux), les tartes aux oeufs, les pains au lait, aux haricots rouges ou les petits pains farcis au porc laqué… et la liste est encore longue.
Bref, elles sont variées et uniques les boulangeries hongkongaises. Il y en a partout et j’aime bien de temps en temps, aller acheter un petit pain que je grignote avec gourmandise pour le petit-déjeuner!
Des pineapple bun, un classique
Les jolies vitrines des boulangeries
Et parfois, il y a même des tentatives créatives particulières…
La fête de la mi-automne approche – elle sera célébrée le 21 septembre prochain – et du coup, les murs de la ville se parent de publicités en tous genres pour les petits gâteaux de lune, qu’on déguste pour l’occasion. Durian, haricots rouges, ananas, chocolat, thé vert… il y en a pour tous les goûts, même si la recette traditionnelle est faite à base de pâte de lotus et d’un jaune d’œuf de cane salé en son centre.
Les gâteaux font la taille d’une paume de main. Mais… attention aux néophytes, ne vous fiez pas au fait qu’ils soient plutôt petits. Un gâteau fait en moyenne 800 calories, soit l’équivalent d’au moins 3 à 4 cheeseburgers… et ils se partagent en mini-parts avec les membres de sa famille.
La première année, ignorante des coutumes, j’en avais mangé un entier toute seule… et je m’étais sentie un peu mal après!