23 octobre – Festive Hanoi!

Nous sommes en vacances. Et comme les frontières ont récemment réouvert – plus de quarantaine, seuls quelques tests et une interdiction de sortir au restaurant pendant 3 jours – nous avons sauté sur l’occasion et avons fait nos bagages pour le Vietnam!

Le nord du Vietnam est à quelques centaines de kilomètres de Hong Kong. L’équivalent d’un Lausanne – Toulouse pour nos homologues européens. Nous voilà donc dans ce joli pays que nous ne connaissons pas encore. Et l’arrivée est épique…

Alors que nous traversons la ville pour rejoindre notre hôtel, je suis frappée par l’architecture des bâtiments. Tout est bas. Les immeubles sont charmants et ornés de grandes baies vitrées et de jolis balcons fleuris. Les rues sont larges et remplies de scooters. Je tourne la tête vers une fenêtre, un homme nu s’y promène, à l’aise ! Bienvenue à Hanoi !

Le soir, nous déambulons dans le vieux quartier. Chaque week-end, la zone devient piétonne et les badauds en profitent largement : ils jouent dans la rue, chantent, dansent, mangent des tas de spécialités qui ont l’air délicieuses. Nous goûtons un Bahn Mi, l’un de ces sandwichs vietnamiens né du mariage entre la baguette française et les ingrédients vietnamiens. C’est un pur délice.

Nous nous arrêtons auprès d’un groupe qui semble chanter de vieux classiques (ou pas… comment savoir). Les musiciens, au centre, donnent le ton et la foule reprend les refrains à tue-tête. Plus loin, des jeunes font des battles de K-Pop. Des enfants roulent dans des voitures miniatures ou font des ateliers de peinture à même la rue.

Les gens sont détendus et cela fait plaisir.

18 octobre – Nesat

Le typhon qui s’est approché de Hong Kong cette nuit s’appelle Nesat.

Et du coup, je me suis demandée : pourquoi donc Nesat ? Et qui est le chanceux dont le métier est de choisir des noms pour les typhons ?

Eh bien la coutume de nommer les typhons est ancienne. Elle date de plus de deux siècles et a été mise en place pour différencier ces catastrophes naturelles. (C’est assez efficace car personnellement je n’oublierai jamais Mangkhut ou Lothard).

Au début, les météorologues leur donnaient des « prénoms de femmes, des noms de politiciens qu’il n’aimaient pas, des noms historiques et de la mythologie ». Puis, c’est l’armée américaine qui s’y est mise et là, les météorologues utilisaient alors les prénoms de leurs compagnes…. sympa hein ?

« En 1953, la liste répétitive fut remplacée par une autre liste utilisant exclusivement des prénoms féminins et en 1954, la liste précédente fut reprise mais il fut décidé de changer de liste chaque année. » (Source : wikipedia).

Et puis, dès les années 80, un peu d’égalité s’est invitée dans l’équation et les typhons sont nommés alternativement avec des prénoms hommes et femmes.

Le système se base sur 6 listes qui fonctionnent pendant 6 ans avant de recommencer. En résumé, les années paires débutent par un prénom masculin et impaires un prénom féminin. Les six listes prévoient 21 prénoms courants. Et comme nous sommes en Asie, c’est l’agence météorologique japonaise qui choisit donc les prénoms, ce qui explique les choix moins habituels pour nos oreilles occidentales comme Nesat.

11 octobre – La course du dragon roi

Dimanche, au hasard de nos pérégrinations, nous arrivons sur la jetée de Shau Kei Wan. Une foule est agglutinée contre les barrières et une femme parle dans un micro. Son discours est entrecoupé de chansons traditionnelles chinoises. Il s’agit du Dragon King Dragon Boat Competition.

Pour l’occasion, des dizaines d’équipes s’affrontent sur des pirogues très fines, mesurant environ 15 mètres de long et construites à base de bambou. L’avant du bateau est orné d’une tête de dragon.

Sur chaque embarcation, un homme tape sur un tambour à l’avant. Il donne le rythme tandis que les rameurs plongent leurs pagaies dans l’eau à toute vitesse. A l’arrière, un homme s’occupe d’orienter le bateau avec une grande pagaie.

Quatre à quatre les équipes se font face. A coté de moi, un papy enthousiaste me donne quelques explications techniques.

Entre le bruit des tambours, des sifflets, des cris, je suis transportée et j’observe tous ces sportifs et sportives se démener sur les eaux du port avec des jonques en arrière fond.

08 octobre – Ferry

Il est 10h35. Nous attendons le ferry pour Cheung Chau. La foule se presse… passe les portiques. Debout derrière les grilles, un homme active un petit compteur pour savoir combien de passagers peuvent encore monter. Un autre homme maintient le pont abaissé.

En arrivant dans le bateau, celui-ci est rempli comme un œuf. Des familles sont assises et plaisantent. Des couples se pressent les uns contre les autres. Nous nous dirigeons donc vers l’étage supérieur mais un bouchon se forme dans les escaliers. Un homme attentif tient sa femme par le bras et le dos pour l’aider à monter les marches.

Nous nous glissons sur deux sièges. A mes côtés, un homme somnole. Il porte un masque vert assorti à son t-shirt. De l’autre côté, une femme avec une visière fait un jeu sur son téléphone. Une femme tousse, l’air gêné. Tousser est un geste peu apprécié depuis 2020. Derrière quelques enfants jouent, pressent leur nez contre la vitre pour apercevoir les îles et les vaguelettes qui s’écrasent contre la coque.

Cheung Chau, nous arrivons.

06 octobre – Big Wave

Big Wave Beach est une plage se situant sur l’île de Hong Kong, nichée dans une petite crique. Si la semaine, le lieu est un havre de tranquillité, le weekend, le village et sa bande de sable se remplissent de citadins désireux de se détendre.

Pour le jour férié, nous décidons d’aller sauter dans les vagues. Big Wave est en effet l’une des rares plages du coin traversée par de jolis rouleaux d’eau salée. C’est donc le coin préféré des surfeurs.

Moi, je m’en donne à coeur joie. Sauter dans les vagues, c’est ce que je préfère. Mais à Big Wave, le danger est omniprésent… puisque se côtoient tous les surfeurs du dimanche. Je suis donc immergée et autour de moi se trouvent 12 personnes sur une planche de surf, une famille sur un bateau gonflable, 5 bodyboardeurs et des dizaines de nageurs.

Quand la vague arrive, tout ce petit monde devient fébrile. Serait ce « the one », comme diraient Utah, Tyler et Bohdi ?

Le rouleau se forme et alors il convient de bien ouvrir les yeux et ne pas trop se laisser aller : sauter en faisant gaffe à ne pas se prendre dans la tête ceux qui savent à peine tenir sur une planche mais qui essaient quand même, la rame du bateau qui devient folle avec les remous et ceux qui font des mouvements désespérés pour ne pas avoir d’eau dans les yeux. Le tout en admirant les quelques bons surfeurs qui réalisent de jolies acrobaties.

Bref. La baignade se transforme en slalom géant ou en jeux d’Interville (oui, on ne rajeunit pas…). Et moi, je m’amuse comme une folle.