02 septembre – Flashback

Le 29 août 2018, il y a 3 ans, nous donnions les clés de notre voiture à notre cousine, et le soir nous faisons l’état des lieux de notre appartement de Morges. Dès le jeudi 30, nous étions SDF pour quelques jours. Le vendredi soir 31, Nicolas s’envolait pour Hong Kong… Le samedi 02, je voyais mon frère pour lui dire au revoir. Je dormais alors chez divers amis, sur des coins de canapés… je lâchais quelques larmes, avant de m’envoler le 08 septembre pour cette folle aventure.

Nous n’imaginions pas où nous allions vivre. Nous ignorions alors tout ce que nous allions découvrir au bout de notre expatriation : les amis extraordinaires que nous rencontrerions, les découvertes, les spécialités culinaires, les quartiers, ces nouvelles langues que nous allions apprendre et approfondir, ce pays que j’aimerais de tout mon cœur… Tous les remous que nous allions également traverser, d’un typhon 10 à une crise politique, en passant par une pandémie.

Si ces trois merveilleuses années n’ont pas été de tout repos, je ne regrette rien… J’ai découvert en Hong Kong un endroit fantastique et par bien des aspects, je me suis découverte et j’ai pu surtout réaliser de nombreux rêves !

3 ans… Le temps passe à une vitesse à la fois folle… et à la fois très lente… et je suis heureuse de continuer mon petit bout de chemin sur ce petit territoire hors du commun.

01 septembre – La non-invitation

L’une de mes amies se marie. Pour s’excuser de ne pas m’inviter au mariage – restrictions obliges – elle m’offre un bon pour un gâteau à la pâtisserie du Mandarin Oriental. Je suis à la fois surprise, gênée et flattée. C’est très gentil de sa part.

Puis, je la questionne : est ce courant à Hong Kong ? La réponse est oui : elle doit, en effet, offrir un petit cadeau à toutes les personnes non conviées au mariage pour s’excuser… Et en plus, elle doit glisser dans les invitations pour ceux étant conviés, un lai see… ces petites enveloppes rouges dans lesquelles on glisse de l’argent… et un bon pour un gâteau.

Ca coûte cher de se marier à Hong Kong !

31 août – Prendre la grosse tête

Je vais finir par m’habituer à ce que les gens crient : « Mais qu’est-ce que tu es intelligente… », dès que j’ouvre la bouche – et accessoirement, à ne plus passer les portes.

J’ai parfois juste beau dire : Bonjour et merci… les Hongkongais ne sont pas avares de compliments lorsqu’il s’agit de féliciter quelqu’un apprenant leur langue, bien au contraire. Même si ça fait plaisir et que ça motive… c’en est parfois vraiment gênant.

30 août – Gâteaux de lune

La fête de la mi-automne approche – elle sera célébrée le 21 septembre prochain – et du coup, les murs de la ville se parent de publicités en tous genres pour les petits gâteaux de lune, qu’on déguste pour l’occasion. Durian, haricots rouges, ananas, chocolat, thé vert… il y en a pour tous les goûts, même si la recette traditionnelle est faite à base de pâte de lotus et d’un jaune d’œuf de cane salé en son centre.

Les gâteaux font la taille d’une paume de main. Mais… attention aux néophytes, ne vous fiez pas au fait qu’ils soient plutôt petits. Un gâteau fait en moyenne 800 calories, soit l’équivalent d’au moins 3 à 4 cheeseburgers… et ils se partagent en mini-parts avec les membres de sa famille.

La première année, ignorante des coutumes, j’en avais mangé un entier toute seule… et je m’étais sentie un peu mal après!

28 août – Escapade à Tin Shui Wai

Ce weekend, histoire de changer un peu de la routine, nous décidons de partir en staycation avec des amis. Le vendredi soir, nous mettons donc le cap sur Tin Shui Wai, une ville située à quelques pas de Shenzhen. Nous nous trouvons en effet à 15 petits kilomètres de la frontière. Si près et si loin en même temps puisque le passage entre la Chine et Hong Kong reste impossible en ces temps de Covid. Nous passons la nuit dans un hôtel à quelques mètres du Wetland Park… et j’avoue que de revenir dans un hôtel nous fait bizarre après notre quarantaine et fait remonter toutes sortes de souvenirs. Une fois la porte fermée, nous ressortons… juste pour s’assurer que c’est possible… Une fois ceci fait, nous allons mieux et nous passons une bonne nuit.

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