02 novembre – Du thé, s’il vous plaît !

Au restaurant, le thé est un incontournable. Il est servi d’office et la théière sera remplie à gogo en fonction de votre soif. Quand celle-ci sera vide, il suffira de poser son couvercle légèrement en décalé et les serveurs sauront alors qu’il faudra la remplir. Puis, on tapotera avec deux doigts sur la table pour dire merci.

La coutume est ancienne et date de l’Empereur Qian Long. A cette époque, celui-ci avait pour habitude de voyager incognito, déguisé en simple sujet, afin de mieux connaître la vie de ses citoyens. 

Un jour, il alla manger dans un restaurant avec l’un de ses serviteurs. Quand la tasse de ce dernier fût vide, l’Empereur – se comportant comme un homme ordinaire – lui servit du thé. Très gêné, celui-ci voulut lui montrer sa reconnaissance, mais il ne pouvait pas faire de révérence sans faire sauter la couverture de l’Empereur. Il tapota alors avec deux doigts sur la table pour mimer la courbette.

La coutume est restée et elle est permet également de ne pas interrompre le fil de la conversation lorsqu’on se fait verser du thé !

Bon, dans la vraie vie, il est quand même plus poli de dire un « Mgoi saai » (merci beaucoup)… surtout si vous ne parlez pas à bâtons rompus.

01 novembre – L’heure de chez nous

Les Européens ont changé d’heure ce week-end. Ce n’est pas notre cas. Nous vivons donc désormais avec 7h de décalage horaire plutôt que 6. Il faut recommencer à réfléchir : quand appeler les parents, est ce qu’ils sont en train de manger, quelle heure est-il en Suisse… et je dois aussi repenser mes horaires de travail avec mon employeur genevois !

Eh oui, le changement d’heure n’est pas mondial. Actuellement, seuls 70 pays le font. Ca a du sens. Les pays proches de l’équateur voient la nuit tomber avec une régularité d’horloge Suisse. Changer d’heure ne servirait donc absolument à rien…

En attendant, j’espère que vous n’avez pas oublié de régler le réveil différemment ce matin !

31 octobre – Les animaux que l’on mange

Alors qu’en Europe, les emballages de viande sont anonymisés, dépossédés de leur apparence première, à Hong Kong, on sait toujours ce que l’on mange.

Au marché, la carcasse du cochon entier est suspendue aux crochets des étals, des poulets vivants s’agitent dans de grandes cages avant de passer sous la lame du boucher, les poissons frétillent encore dans les bacs. C’est frais… et c’est explicite.

Au supermarché, on ne cache pas non plus l’origine des morceaux qui sont emballés dans des barquettes en plastique et le marketing nous rappelle sans honte – et avec beaucoup de mignonnerie – que la côtelette, c’est un petit porcelet mignon, et que le filet de poulet provient d’un joli animal à plumes.

Il n’y a aucune hypocrisie concernant ce que mangent les carnivores.

30 octobre – C’est l’automne !

L’automne est là ! Le long des ruelles, de délicieuses odeurs de châtaignes grillées flottent dans l’air. Les vendeurs sont de retour !

Devant un immense wok noir, ils remuent des châtaignes posées sur du charbon. Mais ils vendent également de gros morceaux de taro et de patates douces et des oeufs de caille. Le tout est délicieux et fumé !

Malheureusement, si ces petits stands sont emblématiques à la street-food hongkongaise, ils tendent à disparaître. La loi est stricte et il est difficile d’obtenir des licences et le travail de saisonnier n’est pas facile ! On en profite donc un maximum !

En Suisse aussi, les vendeurs de marrons chauds apparaissent avec l’hiver qui approche. Cela me donne envie de grosses doudounes, de films de Noël et de repas avec nos proches !

29 octobre – Halloween

Halloween approche! Les décorations poussent ça et là ! Pas toutes extrêmement élégantes… mais plutôt efficaces: toiles d’araignées, squelettes, pieds amputés ou statues géantes de sceptres, tous les grands classiques y sont.

Mais le plus rigolo, ce sont les marchés qui s’adaptent à la demande. Dans une petite rue, sur les stands en plein air, on peut tout acheter et les costumes de sorcières côtoient ceux de Squid Games ou ceux de Scream !