17 février – Nez en l’air au mois de mars

Si l’on en croit les nouvelles qui fleurissent sur les différents médias de la ville, le mois de mars sera… spécial… puisque les 8 millions d’habitants de Hong Kong devront être soumis à un test de masse.

Nous allons donc devoir être testés trois fois, à raison d’une semaine d’intervalle entre chaque test, et dans l’ordre de nos numéros de cartes d’identité !

Croyez bien que mon nez frémit déjà d’angoisse face à cette idée.

Hier, Hong Kong comptabilisait 4200 cas de Covid. Pour une ville dont la politique est l’objectif zéro cas, c’est donc l’alerte rouge.

Les détails suivront sans doute plus tard. Nous verrons à quelle sauce nous serons donc mangés (ou plutôt frottés…).

16 février – Panne sèche

J’avoue. Je sèche. J’ai réfléchi longuement. J’ai essayé de faire des listes. Je crois que je n’ai rien d’intéressant à vous raconter aujourd’hui.

Il faut dire que depuis quelques jours, notre vie est bien monotone. On se réveille, on se prépare, on travaille à la maison. On se fait des cafés. On sort un peu quand même, faire les courses – quelle folie… on marche un peu en bord de mer. On rentre à la maison se faire à manger. Notre appartement est le centre de notre monde !

Du coup, vous, qui me lisez... je vous laisse la parole : que voulez vous savoir ? Sur quel thème voulez vous que j’écrive ? Qu’est ce qui vous intrigue sur Hong Kong ? Ou donnez moi un mot, comme dans les improvisations théâtrales !

J’essayerai d’y répondre ou d’en faire quelque chose, dans la mesure du possible !

15 février – Odeurs

J’ai grandi dans une maison au beau milieu d’un petit village de montagne. Nous n’avions pas de voisins que nous pouvions entendre… ou dont nous pouvions sentir les odeurs de cuisine.

Mais je me souviens étant petite, avoir découvert avec merveille la cuisine de mes amis qui étaient Yougoslaves et chez qui j’allais manger (oui, à l’époque, la Yougoslavie existait encore… ça vous donne une idée de mon âge). Ou encore, lorsque j’allais chez les copines qui vivaient en appartements, je humais avec curiosité les fumets qui s’échappaient des appartements voisins alors que midi approchait : la cuisine portugaise, italienne, espagnole ou roumaine ! Tous ces effluves jusqu’alors inconnues et synonymes de voyages.

Aujourd’hui, dans mon immeuble, nos voisins sont majoritairement hongkongais ou chinois. Et je me dis que chaque soir, c’est eux qui doivent voyager en se demandant ce que nous cuisinons ! (Même si on a sacrément dû les traumatiser avec notre raclette du Chinese new year !).

14 février – Romances

Chaque pays et chaque langue possèdent leur propre manière d’exprimer leur amour !

Voici les expressions cantonaises pour célébrer l’amour (tirées du bouquin Cantonese101.jpg, de Ah To et Chuk Hak) :

Je recommande, par ailleurs, à tous les amateurs de langue cantonaise l’achat de ce bouquin qui est vraiment chouette !

11 février – Le fruit de l’huile de vache

En chinois traditionnel, avocat (le fruit donc) se traduit littéralement par le fruit de l’huile de vache : 牛油果 (ngau4 yau4 gwo2). Ça n’est pas totalement illogique puisque beurre se dit huile de vache (ngau yau4) en cantonais. Et que l’avocat a la même texture que le beurre.

En mandarin, par contre, cela se prononce et se dit tout à fait différemment : 鰐梨, littéralement poire crocodile ! Et se prononce « e li ». Tandis qu’en Malaisie, à Singapour et Taïwan, cela se dit: 酪梨 (le fruit crémeux) et se prononce : luo li !

Le chinois dans toute sa diversité ne cessera jamais de m’étonner.