25 octobre – Tai Chi à l’aube

A 5h30, le réveil sonne. Nous nous extirpons péniblement des draps pour aller voir le lever de soleil sur la baie. L’astre est rose vif et la température est idéale.

La matinée s’enchaîne alors sans pitié pour les lèves tard. 6h30 : initiation au tai chi sur le pont. 7h : petit déjeuner ! J’opte pour un Phò et Nicolas me regarde avaler des couteaux (le coquillage donc… je ne suis pas encore fakir…) avec un œil dubitatif. 7h45 : départ pour une ferme de poissons… Pas le temps de niaiser!

Nous rejoignons les pêcheurs et leur village flottant, aujourd’hui transformé en centre d’écotourisme. Ils nous emmènent en balade tout en ramassant les quelques déchets portés par les marées entre deux coups de rame. On admire les pics de près… alanguis par le calme environnant. Sur les plateformes, des chiens et des chats paressent au soleil. Un homme prépare une soupe tandis que des poissons sautent dans leurs enclos.

Après la visite, nous rejoignons le bateau et il est déjà temps de rentrer au port.

Si la croisière dans la baie d’Ha Long reste une activité très touristique, elle en vaut vraiment le détour… et je ne peux donc que la recommander chaudement.

De retour à terre, nous prenons un bus pour Hanoi et retrouvons la frénésie de la ville. Nous slalomons entre les scooters, les vendeurs ambulants, les restaurants à même le trottoir et nous perdons dans le vieux quartier. Les bâtisses tout en longueur me charment totalement et je suis conquise par ce petit bout de terre tout en contraste.

Pendant la soirée, nous retombons sur deux Danois qui étaient avec nous à Ha Long. Puis, en s’asseyant dans un restaurant servant des bò bún cha giò (une soupe de vermicelles aux nems), on se rend compte que nos voisins sont deux Belges également rencontrés sur le bateau. Nous éclatons de rire. Le monde est petit !

24 octobre – Ha Long, la mystérieuse

Dimanche matin, nous rejoignons la baie d’Ha Long. Longtemps fermée suite au désastre du tourisme de masse, aujourd’hui son accès est régulé. Seules quelques compagnies sont autorisées à naviguer en son sein avec des règles variant selon les directives du gouvernement. Les bouteilles me PET sont interdites à bord, et la natation dans la baie n’est autorisée que dans certains cas. Nous n’y aurons pas droit.

Nous arrivons donc à Ha Long par une ville plutôt artificielle et laide. Là, nous traversons une sorte de gare où l’on nous enregistre avant de nous mener à notre bateau. Nous y passerons deux jours et une nuit… en compagnie d’autres touristes de toutes nationalités.

Notre embarcation sort du port. Les immeubles bâtis à la va vite et l’immense grande roue défigurant la montagne s’effacent peu à peu pour laisser la place à un paysage absolument féerique. Des roches karstiques impressionnantes se dessinent par centaine sur l’horizon. Autour du bateau, des bancs de poissons sautent hors de l’eau. Leurs écailles scintillent sous le soleil. Un peu plus loin, nous aperçevons un colibri qui rase les flots, tandis que d’immenses rapaces frôlent les sommets.

Après un moment, nous arrivons près d’un pic rocheux qui, à l’instar de ses congénères, abrite une sorte de petit port en pierres. Sans cela impossible d’y accéder, les rochers s’élevant à pic vers le ciel. Nous accostons et suivons le guide jusqu’à l’entrée d’une grotte. Celle ci permettait dans le temps aux pêcheurs de venir se réfugier pendant les typhons. Quand je vois les ouvertures dans la paroi, je n’ose imaginer le bruit du vent s’y engouffrant lors de tempêtes.

Après avoir traversé la grotte, nous débarquons sur une petite plage. Le sable est gluant et s’enroule autour de nos pieds comme du sable mouvant. Nous n’avons pas le droit de nous baigner, ordre du gouvernement pour préserver la baie. Nous montons à la place dans des kayaks et naviguons par la force de nos bras jusque vers d’autres pics. La lumière est sublime. Autour de nous, des poissons s’ébattent gaiement. Le guide me raconte les légendes des dragons liées à l’endroit. Nous apercevons au loin une ferme à huîtres… puis nous revenons au bateau. Le soleil se couche, drapant le paysage de couleurs extraordinaires.

Le soir, nous mangeons sur le pont. La température est parfaite… et nous goûtons (entre autre) les fameuses huîtres élevées dans la baie… tout en parlant de ski avec deux Américaines venant du Colorado.

Comme le lendemain nous devons nous lever à 5h30 pour ne pas rater le lever du soleil, nous ne tardons pas trop et allons dormir pour la première fois de notre vie sur un bateau.

23 octobre – Festive Hanoi!

Nous sommes en vacances. Et comme les frontières ont récemment réouvert – plus de quarantaine, seuls quelques tests et une interdiction de sortir au restaurant pendant 3 jours – nous avons sauté sur l’occasion et avons fait nos bagages pour le Vietnam!

Le nord du Vietnam est à quelques centaines de kilomètres de Hong Kong. L’équivalent d’un Lausanne – Toulouse pour nos homologues européens. Nous voilà donc dans ce joli pays que nous ne connaissons pas encore. Et l’arrivée est épique…

Alors que nous traversons la ville pour rejoindre notre hôtel, je suis frappée par l’architecture des bâtiments. Tout est bas. Les immeubles sont charmants et ornés de grandes baies vitrées et de jolis balcons fleuris. Les rues sont larges et remplies de scooters. Je tourne la tête vers une fenêtre, un homme nu s’y promène, à l’aise ! Bienvenue à Hanoi !

Le soir, nous déambulons dans le vieux quartier. Chaque week-end, la zone devient piétonne et les badauds en profitent largement : ils jouent dans la rue, chantent, dansent, mangent des tas de spécialités qui ont l’air délicieuses. Nous goûtons un Bahn Mi, l’un de ces sandwichs vietnamiens né du mariage entre la baguette française et les ingrédients vietnamiens. C’est un pur délice.

Nous nous arrêtons auprès d’un groupe qui semble chanter de vieux classiques (ou pas… comment savoir). Les musiciens, au centre, donnent le ton et la foule reprend les refrains à tue-tête. Plus loin, des jeunes font des battles de K-Pop. Des enfants roulent dans des voitures miniatures ou font des ateliers de peinture à même la rue.

Les gens sont détendus et cela fait plaisir.