11 août – La magie du pins Together let’s fight the virus

Jeudi. 18h30. Nous sortons de l’avion. Alors que nous suivons les lignes et directives prévues pour les voyageurs, je sors les divers documents : le classeur avec les 4 formulaires, ma carte d’identité hongkongaise… et mon téléphone sur lequel l’application Leave Home Safe est deja installée.

Or, pendant le vol… alors que je chargeais le précieux appareil, celui-ci s’est éteint, puis rallumé. Et en dormant, j’ai dû appuyer sur les touches du clavier. Résultat : ma SIM card suisse est bloquée, paralysant mon téléphone entier… pour m’en sortir, je dois trouver mon PUK mais sans connexion, c’est impossible.

Bref, je panique un peu. Sans téléphone, je ne sais pas ce qu’il se passera. J’ai besoin de l’app de traçage pour sortir de là. Je cherche à enlever la carte SIM suisse pour que la carte hongkongaise prenne le relai, mais je n’ai rien sur moi : ni boucles d’oreilles, ni imperdable, ni aiguille. Tout est en soute.

Soudain, au passage d’un checkpoint, une femme me vient en aide. Elle est assise, porte un masque et une visière en plastique. Et elle arbore sur la poitrine un pin’s sur lequel est écrit : Together let’s fight the virus. Elle me le tend. Grâce à sa pointe acérée, je sorte la carte récalcitrante.

Aujourd’hui, ce pins aura véritablement participé à la lutte du virus!

27 novembre – Aller sans retour

Lorsqu’un voyageur souhaite revenir à Hong Kong, il doit passer obligatoirement par une quarantaine dans un hôtel accrédité par le gouvernement.

Pour les gens en provenance de Suisse, ce sont 21 jours à passer enfermés entre les 4 murs d’une chambre d’hôtel.

Les hôtels accrédités sont au nombre de 40. Tous les trois mois, la liste est mise à jour et les voyageurs doivent donc surveiller cette liste avec minutie et être munis d’une réservation en bonne et dûe forme lors de l’embarquement sous peine de ne pas pouvoir entrer dans l’avion.

Le souci, c’est qu’en ce moment, avec Noël et tout et tout… tous les hôtels de quarantaine sont pleins jusqu’à fin février.

Sur les réseaux sociaux, c’est donc la panique. Certains voient leur vol être déplacé mais leur réservation d’hôtel n’a pas suivi… certains autres, devant rentrer pour une urgence familiale, ne savent pas quand ils pourront revenir – ce qui est compliqué lorsqu’on a un emploi, des enfants scolarisés, etc.

Bref. C’est la débandade… et c’est un peu stressant de se dire que s’il arrivait un malheur, nous pourrions être coincés d’un côté comme de l’autre.

11 octobre – Timing quarantaine

Ce weekend, un avion parti de Londres n’a pas pu atterrir à Hong Kong à cause du typhon. Cela fait la une du journal anglophone de Hong Kong ce matin.

Pour éviter les vents forts, le pilote est allé se poser où il pouvait : soit à Manille, aux Philippines.

En temps normal, ça n’aurait pas été problématique… mais une fois l’avion posé sur le tarmac, on a alors annoncé aux passagers qu’en raison des restrictions liées au Covid, ils ne pouvaient pas débarquer. Les passagers ont donc vu leur séjour aérien passer de 12 à 36 heures… et ont patienté une journée complète dans l’avion à l’arrêt.

Pendant ce temps, le personnel aérien a triplé ses horaires de travail. Ils se sont chargés des passagers mais ont aussi appelé les hôtels de quarantaine des passagers, à Hong Kong pour qu’ils puissent rester deux jours supplémentaires afin que la durée de quarantaine soit réglementaire. Puis, une fois le typhon passé et l’avion arrivé à bon port, les passagers ont pu se dégourdir les jambes quelques heures en passant dans le SAS des tests à l’aéroport avant d’entamer leurs 21 jours de quarantaine obligatoires.

Les voyages en temps de Covid prennent parfois vraiment des airs d’épopées arthuriennes.

01 août – Bouffée d’humidité

Il est minuit vingt-cinq. Nous patientons dans notre chambre depuis de longues heures. On regarde d’un œil distrait un film un peu idiot… puis on change de chaîne pour regarder la Suissesse remporter sa médaille d’or au tennis.

Tout à coup, on sonne à notre porte. C’est l’heure ! Les bagages sont alignés dans l’entrée. La chambre et les tiroirs sont vides. Il est temps de partir, de quitter ce qui aura été notre petit cocon pendant les deux semaines précédentes !

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