07 octobre – Économie de papier

Les toilettes publiques sont pléthores ici à Hong Kong. Que vous soyiez au milieu de la ville, perdu dans la forêt au milieu des Nouveaux Territoires… ou sur une île paradisiaque, pas de stress à avoir ! Vous trouverez toujours un petit cabanon plutôt propre, équipé de toilettes, d’eau, de savon… et de papier !

En fait, le sujet est même brûlant puisqu’à Hong Kong, il existe une application (Toilet rush) pour localiser les toilettes autour de soi. Les incontinents peuvent donc se balader en ville sans sueurs froides !

La seule petite particularité de ces endroits d’aisance est qu’il ne faut pas être trop pressé et être un peu prévoyant. En effet, pour une raison qui m’échappe, le distributeur de papier toilettes est situé à l’extérieur des cabines et il convient donc de prendre la bonne quantité avant d’aller au petit coin.

Me concernant, je passe souvent tout droit devant les distributeurs, trop occupée à rêver ou à m’étonner de la présence de WC au milieu [cocher selon la situation] : □ de la forêt, □ d’une plantation de bananiers, □ derrière la grotte d’un pirate célèbre (si, si, histoire vraie), □ derrière un arrêt de bus, □ à 300 mètres d’autres toilettes…

Du coup, j’oublie et je dois alors remercier le ciel et mon rhume chronique qui font que j’ai toujours des mouchoirs avec moi !

05 octobre – Baume du Tigre

Je suis avec une amie japonaise qui ne se sent pas bien.

– Attends, lui dis-je. J’ai quelque chose pour t’aider.

Je sors alors de mon sac un petit pot de baume du Tigre que je lui tends. Les Hongkongais autour de moi ouvrent des yeux ébahis et sont encore plus surpris quand je leur explique que pour moi, c’est un remède lié à l’enfance. Ma maman nous soignait toujours avec du baume du Tigre, même au fin fond de nos montagnes suisses.

Ils me regardent, estomaqués. Le baume du Tigre est en effet un classique de la pharmacopée chinoise. Développé par un herboriste birman – si je ne m’abuse – le produit a été tout d’abord commercialisé à Singapour avant de s’étendre à l’Asie. A Hong Kong, le baume du Tigre est un incontournable. Aw Boon Par, le créateur de l’onguent, y avait d’ailleurs un manoir avec un jardin incroyable appelé le Jardin du Baume du Tigre dans lequel se tenaient des pagodes et des sculptures. Et aujourd’hui encore, toutes les pharmacies de la ville contiennent des rayons entiers proposant ce produit sous toutes ses formes.

Mes Hongkongais tombent donc des nues en apprenant que dans mon petit village helvétique, nous soignons toux, rhumes et maux de tête avec leur fameux baume. Et je les comprends… j’aurais fait la même tête s’ils m’avaient dit utiliser du Carmol !

01 octobre – Câlins et câlinades !

On a tendance à croire, en Europe, que les Asiatiques sont discrets… qu’ils ne se touchent pas et se saluent d’un hochement de tête sobre et discret. Les clichés ont la vie dure.

Je ne connais pas les coutumes de tous les pays d’Asie mais je sais qu’elles changent d’un pays, voire d’une région à l’autre… tout comme les Italiens, les Allemands, les Espagnols, les Suisses allemands ou romands auront des spécificités propres à leur pays et leur langue.

A Hong Kong, si la bise n’existe pas et si on se salue d’un signe de tête, j’observe néanmoins que les gens sont câlins et tactiles.

Les couples se tiennent par la main, se blottissent l’un contre l’autre dans les escalators, se serrent dans le métro… les papas et les mamans câlinent tendrement leurs enfants… les ados peuvent se balader dans la rue en tenant la main de leur maman ou grand maman… et mes amis m’ont plusieurs fois fait des hugs (étreintes) très enthousiastes ou m’ont pris le bras pour se balader dans la rue ! Par contre, je n’ai jamais vu personne s’embrasser à pleine bouche… mais bon, cela fait presque 2 ans que nous vivons avec un masque sur le nez.

Moi je les trouve touchants et beaux, les Hongkongais qui s’aiment !

28 septembre – Musique d’ascenseur bis

Cet après-midi je suis attendue au 25e étage d’un building industriel. En pénétrant dans le bâtiment, l’ascenseur est ouvert. Je m’y précipite. Il est bondé.

Puis, alors que je cherche le numéro de mon étage, je me rends à l’évidence. Je suis montée dans l’ascenseur des étages pairs.

– Bon… je vais monter jusqu’au 24e étage, me dis-je. Puis je monterai le dernier étage à pieds.

Arrivée au 24, je cherche les escaliers. Je remonte le couloir jusqu’à atteindre le fond de l’immeuble et là, mince. Si je pousse la porte, je déclencherai l’alarme à incendie. Je reviens sur mes pas, redescends jusqu’au rez… cherche l’ascenseur des impairs.

10 minutes plus tard, me voilà donc au 25e étage ! Comme il fait bien 35 degrés, j’arrive dans un piètre état !

17 septembre – Le chant du gecko

Il est vendredi soir. Nous sommes affalés sur le canapé quand Nicolas et moi entendons un bruit étrange et indéfinissable.

Nous tendons l’oreille, allons inspecter l’appartement… et nous découvrons alors son origine ! C’est Pistache, le gecko qui nous chante la sérénade.

Comme Pistache mange tous les insectes environnants, il peut chanter autant qu’il le souhaite !

Et pour savoir quel bruit fait un gecko, cliquez tout simplement ici.