23 novembre – Sensation hivernale

Il fait 14 degrés ce matin. Pour la première fois depuis de longs mois, sortir du lit a piqué légèrement.

En écrivant ces mots, je suis emmitouflée dans une couverture en laine, un thé fumant sur la table basse. A côté de moi, la bougie senteur sapin qu’on m’a offert diffuse son parfum. Si je fermais les yeux, je pourrais presque m’imaginer dans le salon de ma maison d’enfance, avec la neige au dehors et le sapin dressé fièrement dans le salon.

Il fait froid et j’adore ça !

22 novembre – les rois des vitrines

A Hong Kong, il est courant que les propriétaires de magasin soient aussi les heureux propriétaires de… chats.

Lorsque l’on fait du lèche-vitrine, il devient alors commun de tomber sur l’un de ces petits animaux qui observent les clients avec prestance depuis les étagères de la boutique.

Je deviens alors totalement gaga, étant une fan absolue des chats. Mais des images valent mieux que mille mots. Voici donc quelques félins hongkongais.

16 novembre – Les vendeurs d’algues

A Prince Edward, dans la fameuse ruelle où se vendent poissons de toutes sortes destinés aux aquariophiles, se cache un magasin entièrement dédié aux algues. Vertes, rouges, noires, brunes ou même bleues… petites, longues, touffues, moussues… tout se trouve et permettra aux amateurs de décorer leurs aquariums !

Dans la boutique, les clients se pressent et prennent leur temps. Ils hésitent, réfléchissent. Les passionnés sont délicats et leurs aquariums sont souvent de vraies oeuvres d’art. Ils ne choisissent donc rien au hasard…

De mon coté, je suis plus pragmatique. Je sais ce que mes petits poissons adorent… et je choisis vite, jouant un peu des coudes devant les étagères où flottent ces herbes marines !

15 novembre – Les mains de Hong Kong

A Hong Kong, il n’y a pas de crèches et personne ne met ses aînés à l’EMS – cela ne se fait pas. Celles qui s’occupent donc des enfants et des personnes âgées, nettoient, cuisinent, ce sont les helpers. Ce sont les mains de Hong Kong qui permettent à la ville de tourner.

Souvent Philippines ou Indonésiennes, majoritairement des femmes, elles vivent chez leurs employeurs (loi oblige) et ont donc des horaires assez variables en fonction de ceux-ci. Mais le dimanche, elles ont congé… et la ville se remplit alors d’un joyeux brouhaha.

N’ayant pas de lieux à elles, elles se retrouvent partout dans Hong Kong. Assises où elles le peuvent, sur des cartons, dans des abris de fortune, elles chantent, dansent, partagent un repas et passent du temps ensemble. C’est vraiment surprenant au début, quand on ne s’y attend pas… et je me demande toujours comment passent-elles leurs dimanches lors de grosses pluies.

Le sujet des helpers est délicat. Que l’on soit à Hong Kong, à Beyrouth, au Sénégal ou ailleurs, il y a malheureusement souvent des abus… et c’est un vrai problème, souvent soulevé par les ONG locales.

Pour en savoir plus, je vous recommande de regarder le sublime film hongkongais Still Human de Oliver Chan.

13 novembre – se sentir chanceuse

Hier, c’était mon anniversaire… et – comme une prophétie, ma journée a été aussi folle que géniale.

Habituellement, le vendredi, je commence la journée avec mon cours de cantonais. Je suis donc montée à Jordan, où mon prof m’a appris à chanter Joe le taxi en cantonais. Il a été très déçu en apprenant le sens des paroles en français, la version hongkongaise étant 100 fois plus romantique.

Après mon cours, alors que je faisais une livraison pour le travail, j’ai rencontré une Hongkongaise qui avait rencontré Roger Federer. Photo à l’appui, j’ai donc pu papoter de notre star nationale. J’ai alors pris le Star Ferry, sur lequel j’ai sympathisé avec deux bonnes sœurs.

Je suis ensuite allée rejoindre mon très bon ami Yan, qui m’a invité à aller manger dans une ancienne caserne militaire… ambiance Suzie Wong à l’italienne.

Et le soir, après avoir bossé un peu (il fallait bien garder quelques notes terre à terre dans cette drôle de journée), nous sommes allés manger au 31e étage d’un building où nous avons pu admirer la déclaration d’un certain Anson à sa petite copine. Sur un immense panneau lumineux, il lui disait : be my goddess!

Je ne parle même pas de tous les messages, les attentions, les appels qui ont ensoleillé ma journée ! Merci à tous ! Vous êtes fantastiques et je vous adore !

Si mon année à venir est l’image de cette journée, je ne peux que me réjouir!