30 décembre – Dormir ou conduire…

Dans le taxi, le chauffeur oublie de démarrer à chaque feu. Puis, il commence à se donner des claques. Je hausse un sourcil.

– Il est un peu en-tête en l’air, dis je à Nicolas.

– Oh non. Il s’endort à chaque fois que l’on s’arrête… me dit-il, stoïque.

C’est rassurant.

Nb : nous sommes sortis du taxi et nous allons bien. Pas de panique! Le chauffeur quant à lui, je l’espère, est allé faire une sieste…

29 décembre – Dans le bus

Dans le bus, il y a des interdictions diverses et variées. Certaines sont plutôt universelles : ne pas parler trop fort au téléphone, éviter de se déplacer sans se tenir à la barre de sécurité, enlever son masque, consommer de la nourriture…

Mais celle qui m’amuse et m’étonnera toujours est l’interdiction de se couper les ongles pendant le trajet !

28 décembre – Sous couverture

Il y a quelques semaines, mes parents m’ont envoyé un paquet rempli de douceurs pour Noël et accompagné d’une couverture toute douce et bien chaude.

Quand j’ai reçu la couverture, il faisait encore 20 degrés et je me suis demandé ce que j’allais en faire.

Aujourd’hui, la météo s’est calée avec la saison de Noël à l’Occidentale et nous oscillons entre 10 et 13 degrés…

Ce qui est agréable en Europe, puisqu’on peut se prendre un bon bol d’air frais et piquant avant de rentrer au chaud, l’est beaucoup moins ici, les maisons n’étant pas isolées. Il fait donc au mieux 17 degrés en intérieur… et cela baisse encore près des fenêtres.

Le glamour est donc en moi. Je vis avec chaussettes, training… gros pull… et la fameuse couverture est désormais ma meilleure amie ! Merci les parents !

17 décembre – Papier et copies

Ici, cela ne sert à rien de s’encombrer d’une imprimante. Partout en ville se tiennent des print shop qui s’occupent d’imprimer, copier ou scanner les documents que vous souhaitez.

Autour de chez moi, quatre print shop se font donc concurrence. J’ai finalement choisi le mien parce que l’imprimeur est super gentil. A chaque fois que je passe devant sa boutique, il me fait de grands signes de la main et quand j’arrive, il m’accueille avec un grand sourire.

Dans son arrière boutiques, des dizaines de machines impriment des menus, des programmes et des flyers ou scannent des cartes d’identité. Un bric à brac de feuilles, de bloc, de rouleaux est empilé pêle-mêle.

Je lui tends ma clé USB et pour éviter tout souci de communication, je veille toujours à nommer mes fichier selon mes besoins. Sur ma clé, il y a donc : 8X_A4_COLOR_ONESIDE_TEXTE_BLABLA… et 2X_A3_BLACK_WHITE_TWO_SIDES_TEXTES_BLABLA. Il me tend alors un reçu et pour quelques dollars, je repars avec mes copies.

J’aime bien mon petit imprimeur !

16 décembre – Effraction

La semaine dernière, j’avais rendez-vous dans un bloc d’immeubles pour ma répétition de théâtre. Faisant confiance à Google maps, j’ai fait le code de la porte, ai pris l’ascenseur… puis, arrivée au bon étage, j’ai simplement poussé la porte de l’appartement où je devais retrouver la troupe.

En pénétrant dans la pièce principale, je me figeais. Ca ne ressemblait pas du tout à l’endroit habituel. Un magnifique meuble chinois se tenait sur la droite, recouvert de vases antiques. Face à moi un joli canapé.

Soudain, un chien a bondi devant moi, surexcité. C’était un tout petit chihuahua qui aboyait comme un dingue.

Là, sans réfléchir j’ai pris mes jambes à mon cou (j’ai une trouille irrationnelle des chiens). J’ai bondi dans l’ascenseur, suis redescendue en trombe dans le hall, ai regardé mon téléphone sans comprendre, pour vérifier l’adresse.

Je me suis trompée de bloc. Je suis entrée dans le bloc C au lieu du A et j’ai donc pénétré chez des inconnus!