11 mars – Pas d’hypocrisie

Depuis plusieurs mois, nous achetons nos légumes dans une ferme hongkongaise.

Si habituellement, nous cuisinons peu de viande à la maison, cette semaine, sur un coup de tête, je décide de commander un poulet.

Nous recevons la livraison et c’est là que je découvre avec stupéfaction… que nous avons bel et bien reçu un poulet de la ferme. La bête est entière. Elle a encore sa tête, ses pattes, ses abats et quelques plumes.

Je saute au plafond. C’est là toute l’hypocrisie de ma « carnivoritude » : manger de la viande, cela me va, voir sa petite tête mignonne, cela me sert le cœur.

Bref, le poulet est là et il faut bien lui faire honneur, qu’il ne soit pas mort pour rien. Nous nous lançons donc dans un atelier boucherie dans notre petite cuisine… et enlevons les parties que nous ne mangerons pas, non sans galérer. Admiration aux bouchers. Ce n’est pas simple.

Après avoir fait au mieux, nous le grillons. Et le poulet est délicieux… mais je repense encore à sa mignonne petite tête. Je ne sais pas si je recommencerai.

Merci petite bestiole d’être morte pour nous!

09 mars – Les petits vendeurs à la sauvette

Alors que jusqu’à présent, les petits vendeurs à la sauvette vendaient des chargeurs, des passoires, des kits de couture ou des barrettes scintillantes, aujourd’hui tout a changé. La rue s’est transformée en pharmacie à ciel ouvert.

– 90 hkd les 6 tests Covid!!! crie une femme postée sur une table de camping.

A coté d’elle, un homme a étendu sur une bâche à même le sol des dizaines de boîtes blanches et bleues renfermant les cotons-tiges de l’angoisse.

Hong Kong est une ville rapide, qui s’adapte aux diverses situations… On espère quand même que les passoires, les câbles et les accessoires beautés reviennent vite !

25 février – Montée en flèche

Le pic de Covid que nous traversons ne redescend pas. 8500 personnes contactaient le Covid hier… alors qu’il y a un mois à peine nous étions à 3 cas par jour maximum.

Pour y pallier, nous avons droit à une salve de nouvelles mesures :

  • Nous sommes toujours sommés de nous promener à 2 personnes maximum dans la rue, à ne pas inviter plus d’un foyer chez nous et à nous balader avec le masque sur le nez en toutes circonstances (fumer ou manger n’est pas une excuse)… sous peine d’amendes allant de 5000 à 25’000 HKD selon la faute commise.
  • Le masque doit également être porté en randonnée ou lorsque l’on fait du sport.
  • Le ban des vols en provenance de 9 pays (dont la France, l’Australie, le Canada, l’Inde, le Népal, le Pakistan, les Philippines, les UK et les US) est reconduit jusqu’au 20 avril. Ils ne peuvent pas atterrir.
  • Dès mars, nous serons soumis à un mass testing obligatoire. Nous serons tous testés à 3 reprises… et des autotest seront à faire chaque jour entre les trois tests.
  • Toutes les personnes testées positives, symptomatiques ou non, iront dans des camps à l’isolement… et je vous assure, ça n’a pas l’air très confortable.
  • Tout continue d’être fermé… malgré le fait qu’un pass vaccinal soit lancé dès aujourd’hui. Les non vaccinés se verront désormais refuser l’entrée dans la majorité des endroits tels que les supermarchés.
  • Et le summum : les vacances d’été seront avancées de mi-mars à mi-avril puisque les écoles devraient se transformer en centres de test.

Vivement que ça passe.

24 février – Pollen

J’ai toujours été très allergique au pollen.

Si pour certains, printemps rime avec fleurs, retour des beaux jours et moments où batifoler dans les herbes, pour moi c’était une période d’yeux rouges, de crises d’asthme et de reniflements. L’arrivée du soleil après l’hiver a donc toujours eu une petite saveur aigre douce.

En arrivant à Hong Kong, j’espérais être débarrassée de ce problème puisque ni bouleaux, ni colzas et ni graminées ne semblaient peupler les forêts de ce petit territoire.

C’était évidemment une grossière erreur. Je suis une allergique par essence et j’ai donc la chance de réagir également aux banyans, aux orchidées et aux autres plantes exotiques de la région.

La seule différence, c’est que la saison la plus difficile reste l’hiver. En effet, à Hong Kong, les arbres pollinisent à tout moment puisque les températures ne sont jamais suffisamment froides pour les mettre au repos. Mais en hiver, l’air est « sec » (ou plus sec qu’en été…) et les petits grains dorés circulent donc mieux dans l’air, envahissant mes narines et m’empêchant de respirer. De plus, c’est la saison des fleurs… et toute la ville (même à 12 degrés) se pare de superbes couleurs.

C’est donc l’arrivée des beaux jours qui m’apporte un peu de tranquillité ! Et j’avoue trouver ça très plaisant.