17 août – Des haricots au kilomètre

Hier, j’ai commandé des haricots verts dans ma ferme bio. Les haricots sont un légume assez classique de la cuisine hongkongaise et on peut en commander très facilement dans les restaurants de dim sum où ils sont servis sautés avec une petite sauce absolument délicieuse !

Mais, quelle ne fût pas ma surprise en recevant ma commande. Les haricots mignons que j’attendais étaient gigantesques !

Après avoir fait quelques photos marrantes, j’ai fait quelques recherches et découvert que la variété d’haricots poussant en Asie du Sud Est est le fameux « haricot kilomètres ».

Sa plante (qui est une variété grimpante) atteint les 3 à 4 mètres de hauteur… et ses gousses peuvent mesurer de 80cm à un mètre !

Bref, en plus de pouvoir me permettre de me faire une perruque, sachez qu’ils sont délicieux.

16 août – Les bonnes habitudes

Lundi soir. 20h30. Nous nous préparons à sortir pour aller marcher le long de la baie. Je mets mes baskets. Je suis prête et j’ouvre la porte. Nicolas me regarde, dubitatif.

– Tu fais quoi ?

C’est à ce moment là que je me rends compte que je n’ai pas de masque.

On perd vite les bonnes habitudes !

15 août – Note d’étonnements

Revenir à Hong Kong est désormais quelque chose de familier… et pourtant, après presque trois mois en Suisse, voici les choses qui m’ont frappées en posant le pied dehors hier :

Avec la canicule en Europe, la chaleur hongkongaise ne m’a pas assommée comme les fois précédentes. Je la trouve au contraire bien agréable avec son humidité qui se glisse autour de nos corps !

Les Hongkongais aiment la climatisation. Vraiment. Je manque de faire un choc thermique en rentrant dans le métro.

En montant des escaliers, un homme remonte d’un seul coup son t-shirt, jusqu’au dessus de ses tétons. Je sursaute. Que fait-il ? Il le noue alors et ca me revient : alors qu’en Europe, ce sont les jeunes filles qui s’aèrent le ventre quand il fait trop chaud, ici, ce sont les hommes de cinquante ans et plus qui le font.

Hong Kong est vraiment un port aux parfums. Par contre, l’odeur enivrante des bois pour encens s’est évaporée depuis longtemps. Grillades, riz sauté, nouilles et mets délicieux : c’est la nourriture qui sent très bon ici !

Mon dieu, la foule. Après avoir tâté des dimanches « noirs de monde » au Bouveret ou sur les quais de Vevey, je suis frappée… le concept de rues bondées n’a pas véritablement la même signification !

Après la sécheresse suisse, c’est bon de revoir de la végétation verte. Vivement qu’il pleuve en Europe.

14 août – Couleur ambre

Cette fois-ci, nous avons eu une chance folle. Nous sommes arrivés à Hong Kong pile pour l’implémentation d’une nouvelle règle de quarantaine !

En effet, vendredi – au lieu des sept jours de quarantaine nécessaires avant de pouvoir rentrer chez nous – est entrée en vigueur une nouvelle règle : celle des 3+4.

En gros, au lieu de faire 7 jours enfermés dans une chambre d’hôtel, nous avons pu sortir le 3e jour, puisque les 7 tests Covid réalisés depuis notre départ étaient tous négatifs.

Nous voilà donc à la maison… et nous pouvons sortir ! La seule contrainte : notre pass vaccinal est en code ambre. En gros, nous ne pouvons pas entrer dans les lieux demandant un pass vaccinal et les lieux où l’on peut enlever son masque. Nous devrons également faire des autotest quotidiens jusqu’à samedi prochain, ainsi que 3 tests PCR pendant la semaine.

Mais à part cela, nous sommes donc libres… et il fait bon de retrouver notre belle Hong Kong !

13 août – Paysage infini

Depuis jeudi soir, j’inspecte à l’infini le paysage qui s’étire devant mes yeux : les petits immeubles colorés (une quinzaine d’étages au maximum) devant les géants de 50 étages.

Sur un toit, un homme étend une lessive. A droite, au 9e étage du Cooked Food Center, un groupe danse. Dans la rue, le flot des passants ne s’interrompt jamais devant le marchand de fruits. Des parapluies flottent au dessus des trottoirs. Des cabas à roulettes sont tirés par des grand-mères fatiguées.

Selon les heures de la journée, la circulation change. L’après-midi, les taxis remplacent peu à peu les camions.

Et, au fur et à mesure que le soleil baisse, la foule rentre chez elle… laissant place à la nuit !