28 août – Escapade à Tin Shui Wai

Ce weekend, histoire de changer un peu de la routine, nous décidons de partir en staycation avec des amis. Le vendredi soir, nous mettons donc le cap sur Tin Shui Wai, une ville située à quelques pas de Shenzhen. Nous nous trouvons en effet à 15 petits kilomètres de la frontière. Si près et si loin en même temps puisque le passage entre la Chine et Hong Kong reste impossible en ces temps de Covid. Nous passons la nuit dans un hôtel à quelques mètres du Wetland Park… et j’avoue que de revenir dans un hôtel nous fait bizarre après notre quarantaine et fait remonter toutes sortes de souvenirs. Une fois la porte fermée, nous ressortons… juste pour s’assurer que c’est possible… Une fois ceci fait, nous allons mieux et nous passons une bonne nuit.

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27 août – « Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin… »

Ce matin, alors que nous buvons notre thé face à la vitre, nous le voyons arriver. Il avance vite… il est sombre et effrayant… j’ai nommé : le rideau de pluie qui s’approche. C’est assez fou. On voit vraiment la bande de pluie avancer, avancer, comme une armée… jusqu’à parvenir jusqu’à chez nous.

D’un coup, le vent se met à souffler et rend l’aération de ma salle de bain totalement folle. Puis, la pluie arrive et elle tombe comme une douche que l’on allume. L’eau dégouline sur les parois de notre buildings. Elle sera suivie toute la journée d’éclairs plutôt impressionnants.

Plus de 20 millimètres de pluie tomberont entre neuf heures et midi. Et cet après-midi, cela continuera… Le parapluie est donc de mise.

Le petit bonhomme en haut à gauche est formel : il faut courir se mettre à l’abri. Les tâches bleues, jaunes et vertes ce sont la pluie et les éclairs qui arrivent.

26 août – Les pousseurs de cartons

Le soir, quand la nuit tombe… ou la journée pendant les heures chaudes, une armée silencieuse sillonne la ville, prête à nettoyer, ranger et ordonner les ruelles de Hong Kong. Derrière des chariots en métal, des personnes âgées courbées en deux ramassent en effet les cartons qui jonchent le sol et passent auprès des magasins pour les débarrasser de leurs emballages.

Ces hommes et ces femmes de l’ombre sont surnommés « cardboard grannies », alias les mamies en carton. Ceux-ci, pour chaque carton ramassé, recevront de petites sommes d’argent auprès des recycleurs locaux. Argent qui leur servira à joindre les deux bouts dans une ville qui n’est pas toujours tendre avec les moins favorisés.

24 août – Un saut dans l’univers de Apopia

Ce matin, pour un article, je pars interviewer Andy, un créateur de jeux vidéos hongkongais.

J’ai rencontré Andy il y a deux ans et demi alors que je travaillais dans un espace de coworking…. à l’époque, il commençait tout juste à travailler sur un jeu vidéo appelé Apopia.

Ce mois-ci, après d’immenses efforts son jeu est lancé et j’ai donc la primeur de pouvoir couvrir le sujet.

La trame d’Apopia est la suivante : La jeune Mai se réveille dans un monde apocalyptique où les humains ont disparu. En quête de son passé… et de sa maison, Mai partira alors à l’aventure, avec son chat Nico… et d’énigmes en énigmes, découvrira un monde qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît !

Andy a fait un travail considérable et je ne peux qu’encourager tous les gameurs débutants et confirmés à aller tester son jeu – qui… en plus… est gratuit !

Et pour accéder à la bande annonce : https://youtu.be/3aaARDcXojU

23 août – Dans l’ombre du Yen Chow Street Hawkers Bazaar

Dimanche, nous nous perdons dans les ruelles du quartier de Sham Shui Po. Au croisement entre deux artères, un enchevêtrement de tôles et de cartons s’étire devant mes yeux. Cela ressemble plus à un cloaque qu’à un marché à proprement parler… cependant, derrière les poutrelles et les tiges de métal se cache une véritable caverne d’Ali Baba. J’ai nommé le Yen Chow Street Hawkers Bazaar.

Créé en 1978, le lieu se bat régulièrement avec les avis d’expulsion… Pourtant, le petit marché se tient là, vaillamment… et en dessous de son toit de tôles et de bâches, qui résiste bien mal aux fortes pluies estivales, les stands se succèdent, proposant tous les tissus possibles et imaginables et à des prix défiants toute concurrence.

Je m’y faufile avec mon amie Caroline. Les couloirs sont étroits et on finit tant bien que mal par approcher un vendeur, qui nous présente mille et une sortes de tissus colorés. On palpe les étoffes… on compare les textures et on repart chacune avec quelques modestes trésors.

C’est un lieu unique à Hong Kong.