24 septembre – Sans plat, sans pain, sans bonne compagnie… – proverbe russe

Lorsque l’on pense au pain, on pense tout d’abord aux Français – les rois de la baguette croustillante et du croissant chaud. Pourtant, ce ne sont pas les seuls à aimer ça… et à créer de multiples recettes à base de farine.

Même si le pain n’est généralement pas associé à l’Asie, les boulangeries sont nombreuses à Hong Kong… et bien différentes de nos boulangeries françaises, suisses ou allemandes. Ici, il n’y a pas de pains croustillants, de croûtes bien dorées ou de pâtes feuilletées… Notre couteau à pain est au chômage technique depuis presque trois ans, puisque la boulange hongkongaise est toute molle, briochée, presque fondante… et les accompagnements tels que le beurre, la confiture ou le Cenovis sont souvent inutiles.

Il est vrai aussi que le pain à Hong Kong, avec l’humidité, ne se conserve pas très bien. Il devient tout mou… et la baguette molle, ce n’est pas vraiment ça. Les pains hongkongais s’adaptent donc au climat.

Bref, ici, les pains sont vendus séparément et font la taille d’une paume de main. Il existe pleins de variétés dont voici une liste non exhaustive :

  • Les Pineapple Bun, qui ressemblent à un ananas, car recouverts d’une petite couche croustillante au sucre
  • Dans la même veine, le Coffee Bun : un pain parfumé au café recouvert d’une couche de sucre – mon préféré, je dois avouer.
  • Mais il y a aussi les brioches au yuk sung, de la viande séchée filandreuse comme du coton… les buns à la saucisse… les buns à l’oignon frais (peu glamour le matin mais délicieux), les tartes aux oeufs, les pains au lait, aux haricots rouges ou les petits pains farcis au porc laqué… et la liste est encore longue.

Bref, elles sont variées et uniques les boulangeries hongkongaises. Il y en a partout et j’aime bien de temps en temps, aller acheter un petit pain que je grignote avec gourmandise pour le petit-déjeuner!

23 septembre – Le plaisir du coiffeur

Le meilleur moment, lorsque l’on va chez le coiffeur, c’est lorsqu’on passe au shampoing. Là, si tout se passe bien, l’employé vous fera un petit massage de crâne tout en vous savonnant la tête, ce qui est très agréable. Pourtant, en Suisse, le plaisir est souvent gâché par le bord en faïence de la cuvette contre sa nuque.

A Hong-Kong, ils sont astucieux et ont trouvé la parade pour rendre ce moment inoubliable : les sièges pour se faire shampouiner sont à l’horizontale… ainsi l’on s’allonge – et alors que nos cheveux sont bichonnés et notre crâne malaxé… on ne peut simplement que profiter du moment présent.

21 septembre – C’est le festival de la mi-automne

Dans les rues, les enfants portent des jolies lanternes… Les entreprises ferment à 16h… Les magasins sont pleins, tout le monde va acheter ses mooncakes et à midi, lorsque j’ai traversé le marché, celui-ci grouillait. Vite, vite, il fallait s’acheter un lampion avant le soir. Et – comme à Pâques chez nous – le lapin est à l’honneur. Il décore vitrines, ruelles… c’est le roi de la fête.

La légende de ce lapin est tout de même un peu étrange :

Il était une fois un renard, un lapin et un singe qui vivaient tranquillement dans une forêt. Un beau jour, alors que trois immortels, se faisant passer pour de vieux mendiants, la traversèrent, ils s’arrêtèrent vers les animaux pour leur demander de la nourriture. Le renard et le singe leur proposèrent rapidement de la nourriture… mais le lapin, qui n’avait rien mais était très pieux et généreux, se sentit coupable. Il dit alors aux trois hommes : « Je suis vraiment désolé. Je ne peux pas vous offrir de nourriture pour vous aider, mais je peux me donner à la place. » A ces mots, la jolie petite bête sauta dans le feu.

Émus par le sacrifice du lapin, les trois immortels décidèrent alors de le transformer lui aussi en immortel, l’envoyant vivre dans le Palace Lunaire, avec la déesse Chang E (qui elle-même avait fini dans la lune suite à une tragique histoire...). Et si vous regardez attentivement la lune, vous verrez une forme de lapin se dessiner!

Depuis, le lapin est l’une des décorations du festival de la mi-automne!

20 septembre – Le fumet du tofu fermenté

Lorsqu’on se balade près de Yau Mai Tei, une odeur désagréable viendra certainement chatouiller vos papilles… Problème de canalisations ? Egouts à ciel ouvert ?

Non… c’est simplement le stinky tofu, une spécialisé à base de tofu fermenté qui a une odeur plutôt discutable.

En cantonais, on l’appelle Cau3 dou6 fu6. Ce sont des cubes de tofu, plutôt fermes, qu’on mange sur les stands de vente à l’extérieur. On le mange généralement frit, piqué sur un bâtonnet avec une petite sauce piquante…  et c’est vraiment un met prisé lors des festivals, par exemple.

J’ai goûté – et si personnellement l’odeur reste un challenge – ce n’est pas mauvais.

J’imagine que les touristes en visite en Suisse peuvent avoir la même réaction que moi face au stinky tofu – en sentant de la fondue. Un plat désagréable pour le nez mais finalement, délicieux.

15 septembre – Un air de Noël

Un air de Noël plane sur la ville. Les ruelles et les magasins se parent de lanternes rouges, de lapins dorés et de lumignons pour le Festival de la Mi-Automne qui approche à grands pas. Les vitrines se remplissent des mooncakes. Les parcs sont décorés. Les gens semblent fébriles et font leurs courses avant le jour J. On attend avec impatience le jour férié de la semaine prochaine et le programme des festivités.

Bref… hier, en rentrant à la maison, j’avais le sentiment que Noël approchait, malgré les 30° extérieurs… et j’ai eu presque envie de boire un thé à la cannelle en regardant pour la 47ème le film The Holiday, planquée sous la couette.