20 janvier – Un quartier humide et puant…

Hier, une copine de notre cours d’impro nous a fait connaître le site Hoodmaps, une carte plutôt rigolote qui référence les quartiers des (grandes) villes du monde selon leurs habitants.

Le quartier est il peuplé de gens en costumes, de riches, de hipsters, de touristes (hors covid je présume), d’étudiants ou de gens normaux?

Puis, elle donne alors des petits surnoms aux quartiers qui sont plutôt rigolos et sans concessions.

Le quartier des piers s’appelle par exemple : le coin des expats ivres sortant de jonques. Sheung Wan s’appelle : Les Français sont partout… tandis que Tsim Sha Tsui s’appelle Copy watches.

Nous, nous habitons dans un quartier au surnom plutôt charmant : humide et puant ! Ce qui en soi est assez vrai avec le marché à proximité ! Ca a eu le mérite de me faire bien rire !

18 janvier – La danse des perroquets

Dimanche, alors que nous marchons dans Tsim Sha Tsui, des cris stridents attirent nos regards vers le ciel.

Sur un arbre surplombant la route, une famille de 4 perroquets batifolent gaiement. Ils hurlent, sautillent, sortent d’un trou dans le tronc et se querellent.

Nous ne sommes pas les seuls à nous arrêter. Tous les passants, subjugués, admirent les volatiles aux longues plumes vertes et bleues, le nez en l’air.

Sans le savoir, ces perroquets interrompent quelques secondes la frénésie incessante de cette ville sans repos.

17 janvier – Forêt de bambous

Samedi, nous partons à la conquête de Tai Mo Shan, la plus haute montagne de Hong Kong avec ses 957 mètres d’altitude. Ce n’est pas la première fois que nous y montons, mais cette fois nous passons par une voie particulière… puisque pour atteindre le sommet nous traversons un tunnel de bambous.

L’ascension est sublime. Entre temple perdu, village abandonné et bambous recourbés sur notre passage comme une arche, on en oublie le dénivelé de 950 mètres que l’on se prend dans les jambes.

Et en arrivant au sommet, la vue vaut tous les détours.

La redescente est également superbe puisque nous passons par un chemin constitué de cinq cascades… qui nous mène jusqu’à la Kadoorie Farm et jusqu’au temple de Man Tak Yuen. Il a l’air sublime mais il est malheureusement fermé en raison de la pandémie.

Aujourd’hui, je sens encore mes jambes mais les souvenirs sont parfaits!

13 janvier – Soupe sucrée !

A la pause de midi, mon amie Célia m’emmène dans un de ces petits restos spécialisés dans les desserts !

« On va choisir deux desserts que tu ne connais pas, pour que tu puisses goûter! » me dit-elle avec enthousiasme.

Nous voilà donc attablées dans une petite échoppe on ne peut plus locale.

J’analyse le menu. J’élimine ceux que je connais ainsi que ceux qui sont vraiment trop spéciaux (la gelée de carapaces de tortues, c’est un peu trop pour moi…). Et me voilà avec devant moi deux bols fumants : un flan au lait et à la pâte de sésame noir et une soupe aux noix de Lotus, à l’oeuf et aux feuilles de tofu.

C’était bon. J’ai préféré le flan… j’adore le sésame noir! Comme il fait 15 degrés en ville, le fait que ce soit chaud était très agréable !

Sur la gauche, le flan… et la soupe à droite. Ainsi que le QR de LeaveHomeSafe derrière !

10 janvier – Sur les pas des Tang

Ce week-end, nous nous aventurons sur le Ping Shan Heritage Trail, un sentier reliant plusieurs bâtiments historiques fondés par les Tang aux alentours de 1800. Le sentier traverse notamment trois villages murés et six villages « standards », fondés par la même famille.

Les Tang sont l’un des cinq grands clans des Nouveaux Territoires, avec les Man 文, les Hau 侯, les Pang 彭 et les Liu 廖.

La famille Tang est la plus ancienne, la plus grande et la plus célèbre des Nouveaux Territoires.  Ils sont installés dans la région depuis un peu plus de 900 ans. Ils seraient même les descendants de Tang Lum (鄧林), le fils aîné de la princesse de la Dynastie des Song (1127-1279).

C’est lorsque le père de la princesse, l’empereur Gaozong de Song (le dixième empereur de la dynastie Song) dut fuir, avec l’arrivée des Jurchens, que la princesse se réfugia dans le Sud. Là, elle épousa Tang Wai-Kap (鄧惟汲) qui habitait à Kam Tin. Leur fils aîné, Tang Lum, fit prospérer le clan et celui-ci s’étendit ainsi.

Aujourd’hui, ce sont toujours les descendants des Tang qui habiteraient le village et celui-ci a des allures un peu étranges puisque les bâtiments historiques côtoient de nombreux garages où des voitures de toutes sortes sont parquées… des simples Honda aux Ferrari rutilantes. Les Tang doivent être concessionnaires, j’ai l’impression.

Avec les restrictions, nous n’avons malheureusement pas pu explorer l’intérieur des bâtiments mais j’ai été fascinée par ce village où la vie ne s’est pas arrêtée et où les fresques d’antan dorment entre deux entrées de maison ou au dessus d’un hangar à vélo.