16 février – Panne sèche

J’avoue. Je sèche. J’ai réfléchi longuement. J’ai essayé de faire des listes. Je crois que je n’ai rien d’intéressant à vous raconter aujourd’hui.

Il faut dire que depuis quelques jours, notre vie est bien monotone. On se réveille, on se prépare, on travaille à la maison. On se fait des cafés. On sort un peu quand même, faire les courses – quelle folie… on marche un peu en bord de mer. On rentre à la maison se faire à manger. Notre appartement est le centre de notre monde !

Du coup, vous, qui me lisez... je vous laisse la parole : que voulez vous savoir ? Sur quel thème voulez vous que j’écrive ? Qu’est ce qui vous intrigue sur Hong Kong ? Ou donnez moi un mot, comme dans les improvisations théâtrales !

J’essayerai d’y répondre ou d’en faire quelque chose, dans la mesure du possible !

15 février – Odeurs

J’ai grandi dans une maison au beau milieu d’un petit village de montagne. Nous n’avions pas de voisins que nous pouvions entendre… ou dont nous pouvions sentir les odeurs de cuisine.

Mais je me souviens étant petite, avoir découvert avec merveille la cuisine de mes amis qui étaient Yougoslaves et chez qui j’allais manger (oui, à l’époque, la Yougoslavie existait encore… ça vous donne une idée de mon âge). Ou encore, lorsque j’allais chez les copines qui vivaient en appartements, je humais avec curiosité les fumets qui s’échappaient des appartements voisins alors que midi approchait : la cuisine portugaise, italienne, espagnole ou roumaine ! Tous ces effluves jusqu’alors inconnues et synonymes de voyages.

Aujourd’hui, dans mon immeuble, nos voisins sont majoritairement hongkongais ou chinois. Et je me dis que chaque soir, c’est eux qui doivent voyager en se demandant ce que nous cuisinons ! (Même si on a sacrément dû les traumatiser avec notre raclette du Chinese new year !).

14 février – Romances

Chaque pays et chaque langue possèdent leur propre manière d’exprimer leur amour !

Voici les expressions cantonaises pour célébrer l’amour (tirées du bouquin Cantonese101.jpg, de Ah To et Chuk Hak) :

Je recommande, par ailleurs, à tous les amateurs de langue cantonaise l’achat de ce bouquin qui est vraiment chouette !

09 février – Fitness et service

Mon amie et moi nous asseyons dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine, spécialisé dans la cuisine hakka.

Le restaurant est une affaire familiale et tout le monde s’y met : la grand-mère et la mère prennent les commandes, la fille gère la caisse et le mari est aux cuisines. Il y a peu de clients et tous furètent autour de nous. Mon cantonais les étonne et j’ai droit à un interrogatoire en règle.

Puis, alors que nous dégustons du poulet cuit en croûte de sel, je tourne la tête. Derrière nous, la grand-mère fait des pompes entre deux tables. Je ris.

L’ambiance est à la décontraction. Ca fait du bien !

07 février – Le petit marchand de Jade

Au croisement d’une rue, sur une table de fortune, un papy tourne une bille sur une meuleuse pour en faire une perle. Il est concentré. A côté de lui, un petit appareil pour creuser la pierre est posé à côté d’un bol d’eau trouble.

Je m’approche pour observer. Il fabrique des bracelets, des porte-bonheurs, des bagues ou diverses décorations vert pâle ou roses. « C’est de la jade! », me dit il en pointant en souriant le matériau qu’il travaille.

Dans la culture chinoise, la Jade – qu’on appelle 玉 (yù) – a en effet son importance. Elle symbolise la pureté et la longévité… et elle est utilisée partout. Chaque bijouterie aura son petit étal vert dans un coin, aux côtés des bijoux en or vif. C’est très beau et massif et le vert se décline en plusieurs teintes, du vert-eau pâle au vert vif électrique !

Le petit monsieur me sort un moulin à vent, qu’il a réalisé pour le Nouvel An Chinois. « Ca porte-bonheur ! », me dit-il.

L’objet est ciselé, magnifique… Je l’achète et je repars, rassurée ! L’année du Tigre ne peut donc que bien se passer !