07 mars – Back

Me revoilà après quelques jours off où j’ai été occupée à corriger un manuscrit du matin au soir… m’empêchant de vous écrire des petits billets réguliers.

Dans l’intervalle, rien de neuf. Alors que le monde plongeait dans la stupéfaction suite à l’Ukraine, Hong Kong s’est figée dans une crise covidienne hors du commun : des milliers de cas, avec des pics à 58’000 par jour, la moitié des magasins de la ville fermés et de nombreux amis qui s’en sont allés, rejoignant des cieux moins restrictifs…

Dimanche matin, nous apprenions que la Poste ne pouvait plus fonctionner correctement. Les supermarchés sont vides. De nombreux restaurants sont fermés. Les hôpitaux sont surchargés et les morgues sont pleines. La ville fait face à un tsunami pandémique.

On attend toujours de savoir à quelle sauce nous serons mangés pour ce mass testing… mais ce mois de mars ne se présente pas sous ses meilleurs augures.

Au moins, il fait beau. Affaire à suivre…

25 février – Montée en flèche

Le pic de Covid que nous traversons ne redescend pas. 8500 personnes contactaient le Covid hier… alors qu’il y a un mois à peine nous étions à 3 cas par jour maximum.

Pour y pallier, nous avons droit à une salve de nouvelles mesures :

  • Nous sommes toujours sommés de nous promener à 2 personnes maximum dans la rue, à ne pas inviter plus d’un foyer chez nous et à nous balader avec le masque sur le nez en toutes circonstances (fumer ou manger n’est pas une excuse)… sous peine d’amendes allant de 5000 à 25’000 HKD selon la faute commise.
  • Le masque doit également être porté en randonnée ou lorsque l’on fait du sport.
  • Le ban des vols en provenance de 9 pays (dont la France, l’Australie, le Canada, l’Inde, le Népal, le Pakistan, les Philippines, les UK et les US) est reconduit jusqu’au 20 avril. Ils ne peuvent pas atterrir.
  • Dès mars, nous serons soumis à un mass testing obligatoire. Nous serons tous testés à 3 reprises… et des autotest seront à faire chaque jour entre les trois tests.
  • Toutes les personnes testées positives, symptomatiques ou non, iront dans des camps à l’isolement… et je vous assure, ça n’a pas l’air très confortable.
  • Tout continue d’être fermé… malgré le fait qu’un pass vaccinal soit lancé dès aujourd’hui. Les non vaccinés se verront désormais refuser l’entrée dans la majorité des endroits tels que les supermarchés.
  • Et le summum : les vacances d’été seront avancées de mi-mars à mi-avril puisque les écoles devraient se transformer en centres de test.

Vivement que ça passe.

24 février – Pollen

J’ai toujours été très allergique au pollen.

Si pour certains, printemps rime avec fleurs, retour des beaux jours et moments où batifoler dans les herbes, pour moi c’était une période d’yeux rouges, de crises d’asthme et de reniflements. L’arrivée du soleil après l’hiver a donc toujours eu une petite saveur aigre douce.

En arrivant à Hong Kong, j’espérais être débarrassée de ce problème puisque ni bouleaux, ni colzas et ni graminées ne semblaient peupler les forêts de ce petit territoire.

C’était évidemment une grossière erreur. Je suis une allergique par essence et j’ai donc la chance de réagir également aux banyans, aux orchidées et aux autres plantes exotiques de la région.

La seule différence, c’est que la saison la plus difficile reste l’hiver. En effet, à Hong Kong, les arbres pollinisent à tout moment puisque les températures ne sont jamais suffisamment froides pour les mettre au repos. Mais en hiver, l’air est « sec » (ou plus sec qu’en été…) et les petits grains dorés circulent donc mieux dans l’air, envahissant mes narines et m’empêchant de respirer. De plus, c’est la saison des fleurs… et toute la ville (même à 12 degrés) se pare de superbes couleurs.

C’est donc l’arrivée des beaux jours qui m’apporte un peu de tranquillité ! Et j’avoue trouver ça très plaisant.

Se faire des amis – épisode 2 – La magie de Facebook

Je vous laissais vendredi avec notre rencontre avec Ian. Voici la suite de nos aventures amicales.

En parallèle à mes « cafés-je-cherche-un-ami », je tentais d’autres approches. En septembre 2018, je m’inscrivais dans un coworking space. Mais celui-ci était grand et nombre de mes coworkers étaient de timides silencieux qui balbutiaient juste un bonjour en retour à mes tentatives.

Pourtant, un matin, alors que je procrastinais sur Facebook, une fille laissait sur un des groupes auxquels je m’étais abonnée un message disant qu’elle travaillait à Taikoo et cherchait des gens avec qui luncher le midi. Travaillant aussi à Taikoo, nous nous sommes retrouvées pour partager un repas avec cinq jeunes femmes. Parmi celles-ci, se trouvait Angela, une Australienne qui travaillait dans le même bureau que moi… mais que je n’avais jamais vue. Nous sommes devenues super copines. Je connais désormais son mari. Nous passons les fêtes de fin d’année ensemble, nous partons en balade ensemble très régulièrement. Ce sont en somme des amis très proches !

Il faut admettre que les réseaux sociaux ont pour moi été la clé. C’est par eux que j’ai rencontré le 99% de mes amis à Hong Kong. Groupes de filles, groupes d’expats ou échanges de bons plans… ils ont une fonction centrale dans la communauté expat !

Et c’est encore via ces réseaux et notamment via Instagram que je me suis fait mes premiers amis francophones. Je fais durer le suspens et je vous le raconterai dans un prochain épisode.

Le SUPER groupe Facebook qui m’a permis de connaitre plusieurs chouettes copines !

18 février – Se faire des amis – notre premier grand copain

Avant hier lorsque j’avouais au monde ma panne sèche, quelqu’un me demandait s’il était facile de se faire des amis à Hong Kong. Je vais donc parler de ma propre expérience en sachant que cela doit forcément être un peu différent pour chacun. Et je commencerai par le récit de nos six premiers mois ici… car nous faire des amis s’est définitivement fait par étapes.

En arrivant à Hong Kong en septembre 2018, nous ne connaissions personne. Il fallait donc tout construire de A à Z. J’ai donc profité de la magie des temps modernes: les réseaux sociaux et je me suis inscrite sur pleins de groupes.

Dans les premiers temps, j’ai donc été boire des cafés avec pleins d’inconnus solitaires comme moi (moi qui n’ai jamais dragué sur Tinder, cela m’a donné un petit aperçu de la chose 😂).

J’ai rencontré des gens adorables, d’autres à qui je n’avais rien à dire, d’autres très sympas mais sans plus ou d’autres géniaux mais qui n’ont pas dû avoir le même sentiment réciproque… et petit à petit, on s’est fait un réseau. On a fini ivres morts dans un bar de Wanchai avec des Écossais, on a dansé avec des Américains, on a passé une soirée à devoir justifier nos blagues à une Anglaise, on a mangé avec des Milanais et on a été à une soirée associative de Français… mais sans nous faire de vrais amis. Et – à mon grand désespoir – sans réussir à se faire des amis hongkongais !

Puis, un soir, alors qu’on allait boire un verre dans un groupe de nouveaux arrivants, nous avons rencontré Ian. La soirée était ennuyeuse à mourir. Au milieu de la soirée, Ian s’est donc tourné vers nous et nous a proposé d’aller manger du durian à Sham Shui Po! C’était le début d’une grande amitié (et d’une expérience culinaire assez spéciale)! Et Ian, un canadien-hongkongais, devint notre premier ami!!!

La suite lundi