15 mars – Le mètre en papier

Dimanche. 11h du matin. Le soleil est au rendez-vous. Pour l’occasion, nous voilà dans l’un des parcs de la ville, couchés sur un plaid, un cahier de mots croisés entre les mains.

Soudain, une agitation fait trembler l’air. Au loin, une voix résonne dans un micro : S’il vous plaît, nous vous rappelons qu’en raison des mesures anti Covid, le port du masque est obligatoire, il est interdit de se réunir à plus de deux et un mètre et demi est requis entre les groupes. Together, let’s fight the virus.

Le message passe en boucle en cantonais, mandarin et anglais.

Dans les allées, quatre agents marchent en cadence. L’un tient le mégaphone, un autre surveille les environs tandis que les deux derniers tiennent un long mètre en papier qui mesure un mètre et demi.

Lorsqu’ils aperçoivent un groupe enfreignant les règles citées plus haut, hop, ils courent vers eux… ceux tenant le mètre vérifient si la distance est respectée et si ce n’est pas le cas, ils distribuent des amendes d’environ 500 CHF à toute personne incriminée.

Ca ne rigole pas.

14 mars – Tremblement de terre

Ce matin, la terre a tremblé à Hong Kong. Un séisme de magnitude 4.1 a secoué le Sud-est de la Chine à 2h29 du matin. L’épicentre était à 92 kilometres de Hong Kong.

Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris. Je dormais comme un chat et je n’ai rien senti.

Par contre, dans la foulée, je vais vous raconter le seul séisme que j’ai expérimenté.

En avril 2019, nous étions à Taiwan avec Nicolas et mon amie M. Le temps béni où nous pouvions encore voyager.

Un matin, nous visitions une exposition japonaise complètement folle sur les odeurs (en gros, tu pouvais sentir des choses… du café au poisson périmé islandais en passant par des cheveux de vieux aux huiles essentielles, etc.). En sortant de la vitrine dédiée au stinky tofu, une alarme a sonné. Chacun a reçu un sms et tout s’est mis à trembler.

– Woaw ! me suis je dit. Franchement, balèze cette expo. Très interactive !

Au bout de quelques secondes, en voyant que les Taiwanais autour de moi ne semblaient pas trouver ça normal… je me suis dit que ce n’était peut être pas l’expo.

Un réflexe primaire s’est alors emparé de mon être. J’ai couru dehors. Il paraît qu’il ne faut pas faire ça… mais c’était mon 1er tremblement de terre. Le musée se situait dans un parc au cœur de Taipei et je me souviens encore précisément des arbres qui se balançaient de manière assez violente.

Notre séisme était d’une amplitude de 6.1. Il a fait un mort et 17 blessés.

10 mars – Oublier Gabriel

Voilà, il est là… tout frais, tout chaud. Après des mois de travail acharné, d’écriture, de réécriture, de lecture et relecture, de conversations en boucles sur ma trame et mes personnages, il est enfin publié!

J’ai le plaisir de vous annoncer que mon roman Oublier Gabriel rejoindra prochainement les rayons de vos librairies préférées! Et je l’espère, prochainement, vos bibliothèques personnelles!

Je suis à la fois ravie, anxieuse, nerveuse, extatique et plus encore!

Oublier Gabriel – éditions Torticolis et frères – 2022

Vevey, Suisse, 2001. Louise rentre au lycée où elle rencontre Gabriel. On la retrouve aujourd´hui, alors qu´elle s’est « dépossédée » de la Suisse. En étude à Milan, elle apprend que sa meilleure amie va se marier. Le texte se construit sur le ressouvenir de la génération qui était au lycée durant le 11 septembre. Entre aujourd’hui et avant, les chapitres s’enchaînent pour dérouler une intrigue aussi haletante que tragique. Elle avait dix-sept ans. Il en avait presque dix-huit. « Ils étaient aussi âgés que l´Univers ». D’amours adolescentes en agression xénophobe, et d’affrontement en bande, on remonte le temps pour comprendre le fil des événements: un chalet de sous-officiers brûle, un meurtre, un suicide, en lien direct avec le mariage. On réalise, au fil des pages, que le micro événement comprend l´entier des problèmes du monde social, et que la conscience morale n’accepte pas l´oubli. »