20 mai – Petites différences

En Suisse, les gens ne marchent pas en regardant leurs téléphones. A Hong Kong, ils zigzaguent les yeux collés sur leurs écrans.

A Hong Kong, les gens se collent sur le côté dans les escalators, laissant les gens pressés passer sur leur gauche. En Suisse, les gens montent deux à deux les escaliers créant des embouteillages monstres.

En Suisse, la nuit tombe très tard. A Hong Kong, à 18h il fait déjà nuit.

A Hong Kong, il y a des bruits aux feux rouges permettant de savoir quand passer même sans regarder. En Suisse, le passage aux feux est silencieux… et je m’interroge : comment font les aveugles ?

En Suisse, les supermarchés comprennent 100 sortes de yogourts différents. A Hong Kong, le rayon des nouilles comprend 100 sortes différentes.

En Suisse, les gens mangent partout. Dans le train, sur les quais, dans le parc, au resto, sur les bancs… à Hong Kong, les gens mangent tout le temps… mais toujours au resto.

En Suisse, les gens te fixent beaucoup. Même quand ils ne te connaissent pas. Et je passe ma journée à flipper en imaginant que j’ai de la salade sur les dents ou un truc de bizarre sur le t-shirt. À Hong Kong, les gens ne te regardent pas. Même si tu te balades déguisé en super-héros en plein après-midi.

12 mai – Suissitude

Me voilà de retour en Suisse pour un séjour riche en émotions : famille, amis… boulot quand même… et surtout, pleins de dédicaces pour mes deux romans !

Si vous êtes donc en Suisse, n’hésitez donc pas à passer me dire coucou aux dates suivantes :

J’aurai très certainement les yeux collés de pollen, mais ça me fera très plaisir de vous voir ! ❤

26 avril – Oublier Gabriel chez Parenthèses

Samedi, pour la journée mondiale du livre, je me suis réveillée en liesse : après plusieurs semaines de voyage (et des escales assez rocambolesques), mon roman Oublier Gabriel était arrivé à la librairie Parenthèse !

Je me suis donc précipitée à Central. Voir mon roman sur les étagères d’une vraie librairie (et de ma préférée par-dessus le marché!), c’était bien émouvant.

Si vous habitez Hong Kong et que vous aimez la lecture, n’hésitez pas à y faire un petit tour.

Mon roman, royalement accompagné de Joël Dicker, Leïla Slimani et Enki Bilal. C’est pas la classe ?

25 avril – La ronde des farewell

Il y a un terme qui n’est que tristement connu des expatriés : la farewell, ce qui signifie « Adieu! » en anglais.

En résumé, lorsqu’on dit : je suis allé à une farewell, cela signifie que nous sommes allés à la fête d’une personne quittant définitivement la ville.

En ce moment, de manière un peu moins festive puisqu’il est interdit de se regrouper, nous enchaînons les farewells en mini-comité. Beaucoup partent. Singapour, Londres, Paris, New York ou ailleurs encore… ils continuent leur bout de chemin, qu’il s’agissent de Suisses, de Français, d’Anglais ou même de Hongkongais.

Nous savons que nous resterons en contact… et que si le hasard nous mène dans la même ville, nous nous reverrons avec plaisir ! Mais après deux ans où personne n’a bougé, paralysé par la crise, c’est un peu triste de devoir dire au revoir à tous ces amis en même temps.