13 septembre – Sous la lune

Nous sommes assis dans un parc près de Sai Wan Ho. Vers vingt et une heure, la foule se densifie. Tous les Hongkongais se pressent sur l’herbe, suspendant des lanternes aux arbres au dessus d’eux et mangeant des mooncakes en riant. L’ambiance est conviviale.

Certains ados sont allongés sur l’herbe et gloussent en regardant leur téléphone. Les jeunes enfants courent dans tous les sens, surexcités, agitant des bâtonnets lumineux au dessus de leur tête. Des amoureux se prennent en photo entourés de loupiottes scintillantes. Hong Kong devient magique.

Le festival de la mi-automne est ma fête préférée, à Hong Kong !

22 août – Les cavernes d’Ali Baba hongkongaises

A Hong Kong, il y a un type de magasins que j’adore : les petits brics à bracs, simplement appelés Household shop (alias magasins ménagers).

Derrière des apparences toutes simples, ceux-ci cachent tout un monde en soi. A chaque fois que j’y pénètre, je m’attends à retrouver Stéphane Plaza, une lampe de poche sur la tête… tournant l’émission « Un trésor dans votre maison ».

A chaque fois, l’expérience est mémorable. Vous cherchez une panosse, du papier bulle, une horloge murale, un siège massant mécanique, un presse-citron, des décorations de Noël, un uniforme anti-Covid, une boule à facettes, un appareil électroménager pour cuisiner des pois chiches ou un cendrier en forme de dauphin… foncez au Household shop.

Personnellement, j’y vais souvent. Juste pour le plaisir de fureter entre deux rayons et de découvrir des choses que j’ignorais jusqu’alors !

15 août – Note d’étonnements

Revenir à Hong Kong est désormais quelque chose de familier… et pourtant, après presque trois mois en Suisse, voici les choses qui m’ont frappées en posant le pied dehors hier :

Avec la canicule en Europe, la chaleur hongkongaise ne m’a pas assommée comme les fois précédentes. Je la trouve au contraire bien agréable avec son humidité qui se glisse autour de nos corps !

Les Hongkongais aiment la climatisation. Vraiment. Je manque de faire un choc thermique en rentrant dans le métro.

En montant des escaliers, un homme remonte d’un seul coup son t-shirt, jusqu’au dessus de ses tétons. Je sursaute. Que fait-il ? Il le noue alors et ca me revient : alors qu’en Europe, ce sont les jeunes filles qui s’aèrent le ventre quand il fait trop chaud, ici, ce sont les hommes de cinquante ans et plus qui le font.

Hong Kong est vraiment un port aux parfums. Par contre, l’odeur enivrante des bois pour encens s’est évaporée depuis longtemps. Grillades, riz sauté, nouilles et mets délicieux : c’est la nourriture qui sent très bon ici !

Mon dieu, la foule. Après avoir tâté des dimanches « noirs de monde » au Bouveret ou sur les quais de Vevey, je suis frappée… le concept de rues bondées n’a pas véritablement la même signification !

Après la sécheresse suisse, c’est bon de revoir de la végétation verte. Vivement qu’il pleuve en Europe.

12 août – Réveil en quarantaine

Après un long voyage de retour (quatre heures de Genève à Istanbul, trois heures et demie d’escale… puis neuf heures pour arriver à Hong Kong), une attente de quatre heures à l’aéroport histoire de passer un test Covid, recevoir son ordre de quarantaine et rejoindre notre hôtel… nous voilà dans notre petit palais temporaire.

La bonne nouvelle du jour : le gouvernement a relaxé les règles depuis aujourd’hui ! Nous n’aurons donc plus qu’à effectuer 3 jours de quarantaine à l’hôtel, suivi par 4 jours à la maison ! Nous sommes contents !

Notre hôtel est plutôt sympa. La chambre est fonctionnelle. Il y a même un petit canapé, une table (mais sans chaise) et un petit bureau.

A l’heure actuelle, nous avons déjà fait notre test matinal – obligation journalière… et nous venons de recevoir notre petit déjeuner : un sandwich à l’oeuf ainsi qu’une soupe aux nouilles de riz. J’avais lu de terribles reviews sur Internet. Pour le moment, le constat est positif… et habituel : les gens aiment râler mais franchement tout va bien.

La vue de notre chambre ! Plutôt sympa

11 août – La magie du pins Together let’s fight the virus

Jeudi. 18h30. Nous sortons de l’avion. Alors que nous suivons les lignes et directives prévues pour les voyageurs, je sors les divers documents : le classeur avec les 4 formulaires, ma carte d’identité hongkongaise… et mon téléphone sur lequel l’application Leave Home Safe est deja installée.

Or, pendant le vol… alors que je chargeais le précieux appareil, celui-ci s’est éteint, puis rallumé. Et en dormant, j’ai dû appuyer sur les touches du clavier. Résultat : ma SIM card suisse est bloquée, paralysant mon téléphone entier… pour m’en sortir, je dois trouver mon PUK mais sans connexion, c’est impossible.

Bref, je panique un peu. Sans téléphone, je ne sais pas ce qu’il se passera. J’ai besoin de l’app de traçage pour sortir de là. Je cherche à enlever la carte SIM suisse pour que la carte hongkongaise prenne le relai, mais je n’ai rien sur moi : ni boucles d’oreilles, ni imperdable, ni aiguille. Tout est en soute.

Soudain, au passage d’un checkpoint, une femme me vient en aide. Elle est assise, porte un masque et une visière en plastique. Et elle arbore sur la poitrine un pin’s sur lequel est écrit : Together let’s fight the virus. Elle me le tend. Grâce à sa pointe acérée, je sorte la carte récalcitrante.

Aujourd’hui, ce pins aura véritablement participé à la lutte du virus!