Fraîchement expatriée à Hong-Kong, c'est avec une curiosité grandissante que je parcours ma nouvelle ville. Toujours prête à dénicher les endroits secrets, les bons plans, les anecdotes croustillantes, j'anime mon blog personnel où je raconte mon quotidien, mes découvertes, mes surprises et mes aventures à Hong-Kong : https://hotfonduepot.com/!
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Retrouvez moi le vendredi 02 décembre à la médiathèque de l’Alliance Française pour vous parler de mon roman, Oublier Gabriel, en musique… aux côtés du talentueux guitariste chanteur : Victor Martin !
Je me faufile pour une séance de travail dans le café Kubrick. Le lieu est calme et spacieux, chose rare en ville. Niché entre le marché au fruits de Yau Ma Tei et la vibrante Shanghaï street, le lieu surprend par son contraste avec l’extérieur.
D’un côté, la librairie avec ses livres en chinois et en anglais. De l’autre, une section dédiée à la musique. Et le long des murs, le café servant boissons, gâteaux et plats divers. Les clients flânent… prennent leur temps. C’est également une chose rare en ville.
Je m’installe sur de longues tables en bois. Une exposition de photo est accrochée au mur. L’ambiance est calme et studieuse et je m’y sens bien.
C’est un lieu à absolument visiter. Une petite parenthèse au cœur de ma Kowloon adorée ! Et l’un de mes lieux de prédilection en ville…
La météo hongkongaise ressemble finalement à un véritable mois de novembre. Depuis hier, un petit crachin tombe sur la ville. Les températures ont chuté… il fait environ 20 degrés mais il fait si humide – près de 95% – qu’on ne sait plus s’il fait froid ou chaud. C’est ce que j’appelle « la météo grippale », on a chaud et froid… on transpire beaucoup… et on a l’impression d’avoir choppé la crève.
En parallèle, les rues sont devenues de vraies patinoires. L’eau sur le trottoir humide transforme mes baskets en patinettes et je manque de tomber à chaque pas.
Les Hongkongais se pressent sous des parapluies et font la part belle aux taxis qui n’ont jamais eu autant de travail.
Nous sommes serrés dans la salle d’attente. La foule est fébrile. Elle patiente, tournée d’un seul côté ! Le Peak tram va arriver !
Soudain, il nous fait face. Il ne ressemble plus à celui qui a été construit en 1888 mais il est beau, tout fait de verre et de bois. Il s’arrête sur le quai, les gens poussent, impatients. Nous y grimpons en dernier et je me colle contre une fenêtre. Les gens sont heureux et cela fait plaisir.
Il faut dire que le tram est une institution. A l’époque, avant sa construction, le Peak Victoria n’était accessible qu’en chaises à porteur… rendant son accès limité ! Le funiculaire a démocratisé l’accès à la célèbre montagne, lui permettant de devenir le Ouchy de Hong Kong, soit le lieu des promenades du dimanche.
Quand le tram se met en branle, je me retrouve plaquée contre la paroi. Ca monte à pic – c’est le cas de le dire. Autour de nous, la végétation se déploie. C’est très beau. Puis, nous apercevons les immeubles qui défigurent l’arrivée du tram et nous y voilà… prêts à faire le tour du Peak, à admirer les points de vue et les superbes arbres qui y résident.
Lors de mon dernier passage en Suisse, alors que je me plaignais des transports publics suisses que je trouve extrêmement chers, peu fiables et mal répartis… un copain m’a regardé les yeux ronds comme des soucoupes. « Mais il est génial notre système, m’a t’il dit. Surtout si tu compares avec les États-unis ou d’autres pays. ».
Il a raison. Certains pays ont un système de transports publics catastrophique… mais, pas de chance, je viens de Hong Kong, qui est pour moi un lieu exemplaire à ce sujet.
En effet, les transports publics hongkongais sont si bien pensés que la voiture est inutile. Hong Kong a donc 600’000 voitures pour ses 8 millions d’habitants contre 6 millions 4 en Suisse (pour une population identique).
Ici, il est possible de parcourir tout le territoire à l’aide de métros, de bus, de minibus, de trams ou de bateaux pour un prix dérisoire… et avec une fréquence défiant toute concurrence. Peu importe l’heure, on attend très peu et les véhicules sont extrêmement ponctuels.
Pour couronner le tout, un système de subsides a été mis en place. Chaque mois, nous sommes récompensés d’avoir utilisés les transports publics en nous voyant reverser 30% de nos dépenses mensuelles. C’est un moyen très intelligent d’encourager les gens à prendre le métro. Ce matin, je suis donc allée scanner ma carte Octupus et j’ai récupéré 90 HKD… que je pourrai réutiliser le mois suivant.
Donc malheureusement… même s’il y a pire que le système suisse… je n’arriverai plus à le trouver bon après avoir expérimenté l’excellence hongkongaise.