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A propos Karine

Fraîchement expatriée à Hong-Kong, c'est avec une curiosité grandissante que je parcours ma nouvelle ville. Toujours prête à dénicher les endroits secrets, les bons plans, les anecdotes croustillantes, j'anime mon blog personnel où je raconte mon quotidien, mes découvertes, mes surprises et mes aventures à Hong-Kong : https://hotfonduepot.com/! Pour me suivre en image, ça se passe sur Instagram, sur @hot.fondue.pot!

12 décembre – Ça tousse

Voilà quelques jours que je me balade en train. Au sein de ceux-ci, ça crache, ça tousse, ca renifle. C’est l’hiver et les petits virus hivernaux ont fait leur apparition.

Toutefois, malgré les trois ans de Covid, personne ne porte le masque pour protéger les autres. Et on me jette des regards en coin avec mon masque dans les transports (perso, je n’y renoncerai pas… ca réchauffe le nez de fou!).

Bref, comme quoi, ce n’est vraiment pas rentré dans les mœurs comme ça l’a été à Hong Kong après le SARS… tant que ce n’est pas le Covid, il n’est pas nécessaire d’éviter aux autres de chopper nos virus.

C’est assez révélateur des différences culturelles entre l’Asie qui a une mentalité plus communautaire et l’Europe où nous sommes plus individualistes.

09 janvier – Glagla

Je l’ai répété des dizaines de fois à mes amis hongkongais : « Oh oui, je me réjouis de retrouver le froid! Cette sensation vivifiante… ce coup de fouet qui vous réveille le matin… et ce sentiment agréable qu’on a en rentrant dans un endroit chaud! Le froid, il n’y a que ça de vrai… »

Ce matin, debout à mon arrêt de bus, je repense à mes fanfaronnades, réalisées sous le soleil, quand 13 degrés me semblaient déjà être le début d’une météo arctique.

Il fait moins un degré. Il n’y a même pas de vent. Pourtant, malgré mon manteau, ma double écharpe, mes grosses chaussettes… j’ai froid! Je grelotte. Mes jambes, mes pieds, mes doigts me font un mal de chien. Je sens mon nez et mes oreilles se durcir sous l’effet du gel. Le sang quitte mes extrémités et je me demande à quel moment je vais tomber dans les pommes et m’endormir à tout jamais.

Je regrette donc tout ce que j’ai dit à mes camarades hongkongais. Je déteste le froid. Je n’en veux plus. J’aime la moiteur des étés sud-asiatiques… la transpiration qui coule dans le dos et l’humidité qui nous colle au sol.

08 décembre – Affaires d’hiver

Je prépare ma valise. Il est temps de ressortir les manteaux, les gros pulls, le bonnet et les chaussures en cuir. Cela fait depuis 2019 qu’ils dorment au fond de l’armoire.

Le manteau est lourd. J’avais oublié. Une couche de poussière s’est posée sur la laine. Les chaussures sont si difficiles à enfiler… et les pulls blancs ont jauni, roulés en boule derrière les vêtements d’été.

07 décembre – Adolescence

Une mère demande un service à sa fille. Elles parlent cantonais. Pianotant sur son téléphone, la maman ne semble pas à l’aise avec les nouvelles technologies et cherche désespérément quelque chose.

L’adolescente a encore ses rondeurs enfantines. Ses cheveux décolorés retombent devant son visage. Elle regarde sa mère en faisant claquer sa langue. Puis, elle lève les yeux au ciel et lui répond avec un ton ne laissant aucun doute quant à son degré de patience face à sa génitrice.

Sa maman s’emporte. L’adolescente tourne les talons et s’éloigne en secouant la tête.

Peu importe sa génération, ses origines ou le lieu où l’on habite, il y a des étapes de vie qui restent universelles.

06 décembre – Le reproche

A Hong Kong, il y a une expression que je trouve hilarante… que les mamans vont dire à leurs enfants lorsqu’ils ont fait une bêtise ou les ont déçus :

– 生舊叉燒好過生你 / saang1 gau6 caa1 siu1 hou2 gwo3 saang1 nei5 aa !

Cela signifie : J’aurais mieux fait de donner naissance à un beignet de porc laqué qu’à toi !

Je trouve l’expression absolument cocasse et délicieuse et je n’arrive pas à m’imaginer qu’on puisse me la dire sans éclater de rire.

J’ai essayé de me rappeler s’il existait des expressions similaires en Suisse. Si quelqu’un n’en fait pas une de belle, les Vaudois diraient : « Mais quelle arpette… » ou encore « C’est quoi ce niollu? » – « Mais quel bracaillon, arrête de branler au manche… ». Mais il s’agit plus de reproches… Je n’ai pas le souvenir d’une expression sur la déception en elle-même.

Et chez vous, que dit-on ?