10 janvier – Sur les pas des Tang

Ce week-end, nous nous aventurons sur le Ping Shan Heritage Trail, un sentier reliant plusieurs bâtiments historiques fondés par les Tang aux alentours de 1800. Le sentier traverse notamment trois villages murés et six villages « standards », fondés par la même famille.

Les Tang sont l’un des cinq grands clans des Nouveaux Territoires, avec les Man 文, les Hau 侯, les Pang 彭 et les Liu 廖.

La famille Tang est la plus ancienne, la plus grande et la plus célèbre des Nouveaux Territoires.  Ils sont installés dans la région depuis un peu plus de 900 ans. Ils seraient même les descendants de Tang Lum (鄧林), le fils aîné de la princesse de la Dynastie des Song (1127-1279).

C’est lorsque le père de la princesse, l’empereur Gaozong de Song (le dixième empereur de la dynastie Song) dut fuir, avec l’arrivée des Jurchens, que la princesse se réfugia dans le Sud. Là, elle épousa Tang Wai-Kap (鄧惟汲) qui habitait à Kam Tin. Leur fils aîné, Tang Lum, fit prospérer le clan et celui-ci s’étendit ainsi.

Aujourd’hui, ce sont toujours les descendants des Tang qui habiteraient le village et celui-ci a des allures un peu étranges puisque les bâtiments historiques côtoient de nombreux garages où des voitures de toutes sortes sont parquées… des simples Honda aux Ferrari rutilantes. Les Tang doivent être concessionnaires, j’ai l’impression.

Avec les restrictions, nous n’avons malheureusement pas pu explorer l’intérieur des bâtiments mais j’ai été fascinée par ce village où la vie ne s’est pas arrêtée et où les fresques d’antan dorment entre deux entrées de maison ou au dessus d’un hangar à vélo.

07 janvier – Téléphone obligatoire

Nous allons manger avec nos amis Kelly et Jordan. Devant le restaurant, la procédure est toujours la même : il faut prendre son téléphone, scanner le QR code avec notre application Leave Home Safe et passer le fameux test de température.

Sauf que cette fois-ci, Kelly a oublié son téléphone. La serveuse est systématique. Sans téléphone, personne ne peut rentrer – et ce même si les gens l’accompagnant en sont munis !

Si jusqu’à présent, il était possible de laisser son numéro sur un petit papier, désormais les règles se sont durcies.

Nous avons alors une petite pensée émue pour les personnes âgées ou les yogis en pleine digitale detox.

2022 sera connectée ou ne sera pas.

06 janvier – Nouvelles mesures

A la suite d’un petit « outbreak » en ville (on parle de 6 cas locaux pour une centaine de cas importés – et pris en charge dès l’aéroport…), Hong Kong a décidé de renforcer les mesures anti-Covid.

A partir de vendredi, voici donc les nouvelles règles – et ce pour 14 jours :

  • Les restaurants devront fermer à partir de 18h et ce, jusqu’au lendemain, 6h. A midi, nous ne pourrons plus manger qu’à deux à nouveau dans les petits établissements (sauf dans les plus grands restos… à 4 ou 6 si on est vaccinés).
  • 15 types d’établissements devront totalement fermer. Parmi eux, les bars, les boîtes de nuit, les fitness, les parcs à thème, les musées, les bibliothèques, les salles de fête, les salons de beauté, les piscines, les spas, les centres de jeux, les karaokés, les salles de sport, les salles de jeux de hasard, les salles de spectacles et les cinémas!
  • Les vols en provenance d’Australie, du Canada, de France d’Inde, du Pakistan, des Philippines, d’Angleterre et des Etats-Unis sont totalement bannis.
  • Toutes les visites touristiques et les croisières pour nulle part sont suspendus.
  • Les visites dans les EMS et dans les hôpitaux sont interdites.
  • Le télétravail est également fortement recommandé. Heureusement, les écoles de leur côté restent ouvertes (pour le moment).

Avec Chinese New Year approchant, pas sûr que ceci ne dure que 14 jours.

04 janvier – Onion Petermann

Il y a deux semaines, à la foire du livres de Tai Kwun, je m’approche d’un stand. C’est celui de l’illustrateur Onion Petermann que j’adore.

Je me penche vers la jeune femme qui se tient derrière celui ci et je lui glisse : Mais… Onion Petermann est hongkongais ?

Allez savoir pourquoi, je visualisais plutôt un auteur allemand mesurant bien 1m80.

La jeune femme lève les yeux vers moi.

– Oui. C’est moi, Onion Petermann !

J’ouvre la bouche de surprise (heureusement, avec le masque, ni vu ni connu). Puis elle me montre l’un de ses derniers ouvrages et j’éclate de rire.

Il référence les bornes à incendie en Suisse… et avec ces touts petits détails croqués au gré de ses voyages, elle me ramène chez moi !

03 janvier – Foires

Il n’y a pas que le Valais qui peut se vanter d’avoir des foires où tout se vend. Alors que nous vagabondons à Causeway Bay, nous tombons par hasard sur la foire des commerçants hongkongais. Curieux, nous y entrons et là… dans la même philosophie que la foire valaisanne, on y trouve presque tout. Appareils électroménagers, nourriture, accessoires, vêtements, produits cosmétiques, médicaments… les curieux sauront trouver leur bonheur à des prix défiants toute concurrence.

La seule différence avec nos foires suisses est l’extrême exotisme (pour moi) des produits exposés : abalones, pigeon congelé, saucisses, casseroles, vestes, recouvres chaises, rice cookers, accessoires pliants pour les micro appartements hongkongais, glaces au durian, bonbons au durian, biscuits au durian…, remèdes traditionnels chinois, cornes de cerf, miel, sauces étranges ou champignons séchés (quand je sais ce que c’est)… Bref, tout nous surprend.

Si Nicolas et moi sommes les seuls visiteurs étrangers de la foire (et les seules personnes âgées de moins de 60 ans), nous nous laissons tenter par des filtres pour notre carafe et des accessoires pour la cuisine. Puis nous regardons les jeunes élèves de l’orchestre de Kowloon faire un magnifique concert d’instruments traditionnels… avant de rentrer à la maison, plutôt contents de notre balade.