11 octobre – Timing quarantaine

Ce weekend, un avion parti de Londres n’a pas pu atterrir à Hong Kong à cause du typhon. Cela fait la une du journal anglophone de Hong Kong ce matin.

Pour éviter les vents forts, le pilote est allé se poser où il pouvait : soit à Manille, aux Philippines.

En temps normal, ça n’aurait pas été problématique… mais une fois l’avion posé sur le tarmac, on a alors annoncé aux passagers qu’en raison des restrictions liées au Covid, ils ne pouvaient pas débarquer. Les passagers ont donc vu leur séjour aérien passer de 12 à 36 heures… et ont patienté une journée complète dans l’avion à l’arrêt.

Pendant ce temps, le personnel aérien a triplé ses horaires de travail. Ils se sont chargés des passagers mais ont aussi appelé les hôtels de quarantaine des passagers, à Hong Kong pour qu’ils puissent rester deux jours supplémentaires afin que la durée de quarantaine soit réglementaire. Puis, une fois le typhon passé et l’avion arrivé à bon port, les passagers ont pu se dégourdir les jambes quelques heures en passant dans le SAS des tests à l’aéroport avant d’entamer leurs 21 jours de quarantaine obligatoires.

Les voyages en temps de Covid prennent parfois vraiment des airs d’épopées arthuriennes.

09 octobre – Un réveil en T8

Ce matin, nous sommes en T8. L’aération de ma salle de bain est comme folle et émet des bruits étranges, comme un vieux serpent qui souffle. Et mon application Hong Kong Observatory clignote de toutes parts. La tempête tropicale Lionrock et le typhon Kompasu nous rendent une petite visite.

Le système hongkongais de prévention des typhons est simple. On commence avec un T1 et un T3, où il faut être attentif mais où on a le droit de sortir. Puis, on passe sur le T8… qui peut ensuite se transformer en T9 ou T10 en cas de typhons très sévères. Là, tout est fermé… à l’exception du bar Typhoon dont c’est la marque de fabrique… et personne ne doit aller au travail.

Le signal 8 signifie que le vent varie de 63 à 87 kilomètres à l’heure et que la tempête elle-même ira de 88 à 117 kilomètres à l’heure.  Les rafales peuvent dépasser 180 kilomètres par heure.

Lorsqu’un de ces signaux est émis, les ferries s’arrêtent généralement de circuler et toutes les écoles et les tribunaux sont fermés.  Les personnes loin de chez elles doivent soit rentrer immédiatement, soit trouver un endroit sûr et y rester jusqu’à ce que le danger soit passé.  Les fenêtres et les portes doivent être verrouillées et fermées et les voitures doivent être garées dans des zones abritées. Ensuite, si par hasard quelqu’un avait l’idée de se balader et qu’il recevait une clim sur la tête à la suite d’une bourrasque de vent, l’assurance ne prendrait pas en charge ses frais d’hospitalisation. Il est donc nécessaire de ne pas faire le malin.

Pour le moment, il pleut, il vente un peu mais cela reste « tranquille… ». A suivre d’ici quelques heures.

08 octobre – Tempête tropicale et typhons

Ce matin, nous nous réveillons sous une pluie battante. Notre application météo clignote de toutes part. Nous sommes en alerte « Amber rain » et en typhon 3. Mais il n’y a pas encore de quoi s’inquiéter puisqu’il faudrait une pluie noire et un typhon 8 pour nous coincer à la maison. Là, il faudra quand même aller au travail.

Devant la fenêtre, la pluie tombe en rouleaux. On voit les salves d’eau qui déferlent sur la ville. « La température va chuter à 27 degrés! », me dit l’application… ce qui me fait plutôt sourire. Un mois d’octobre à 27 degrés, même après 3 ans à Hong Kong, me semble toujours quelque chose d’étrange !

Les jours à venir seront également bien pluvieux… et la mer agitée. Nous avions prévu d’aller visiter une île au fin fond des Nouveaux Territoires. Il faudra revoir nos plans.

Heureusement, hier, je suis passée à la librairie Parenthèse et j’ai donc de quoi bouquiner en regardant tomber la pluie !

07 octobre – Économie de papier

Les toilettes publiques sont pléthores ici à Hong Kong. Que vous soyiez au milieu de la ville, perdu dans la forêt au milieu des Nouveaux Territoires… ou sur une île paradisiaque, pas de stress à avoir ! Vous trouverez toujours un petit cabanon plutôt propre, équipé de toilettes, d’eau, de savon… et de papier !

En fait, le sujet est même brûlant puisqu’à Hong Kong, il existe une application (Toilet rush) pour localiser les toilettes autour de soi. Les incontinents peuvent donc se balader en ville sans sueurs froides !

La seule petite particularité de ces endroits d’aisance est qu’il ne faut pas être trop pressé et être un peu prévoyant. En effet, pour une raison qui m’échappe, le distributeur de papier toilettes est situé à l’extérieur des cabines et il convient donc de prendre la bonne quantité avant d’aller au petit coin.

Me concernant, je passe souvent tout droit devant les distributeurs, trop occupée à rêver ou à m’étonner de la présence de WC au milieu [cocher selon la situation] : □ de la forêt, □ d’une plantation de bananiers, □ derrière la grotte d’un pirate célèbre (si, si, histoire vraie), □ derrière un arrêt de bus, □ à 300 mètres d’autres toilettes…

Du coup, j’oublie et je dois alors remercier le ciel et mon rhume chronique qui font que j’ai toujours des mouchoirs avec moi !