17 octobre – Vie de pêcheur

Il est environ 21h30. Nous sommes sur un bateau et la nuit est aussi noire que de la suie. Depuis le ponton supérieur, Nicolas et moi observons le village flottant situé juste à côté de nous. C’est une ferme flottante tenue par des pêcheurs, composée de plateformes, de filets et d’enclos marins où sont élevés certaines espèces (j’ignore lesquelles).

Sur un petit ponton en bois, juste en face de nous, se trouvent un chat, quelques plantes, des vêtements qui sèchent, des caisses… et dans le fond un homme qui se repose.

Nous observons sa maisonnette flottante, faite de bric et de broc et je m’interroge : vit il ici ou surveille-t-il simplement quelque chose? A-t-il un pied à terre ? Comment fait il quand il y a des typhons ? Ou en hiver quand les températures chutent aux alentours de 10-12 degrés ?

Le mystère reste entier et je reste fascinée par ces vies en proie aux éléments.

16 octobre – Ambiance sud-américaine

Nous sommes sur une petite terrasse où des hauts parleurs diffusent de la musique sud-américaine. Le restaurant a une carte un peu spéciale : ils servent des cookies et des tacos.

Je sirote un thé glacé, quand derrière nous, un homme arrive. Pour l’occasion, il a coiffé un magnifique Panama. Il sort alors de sa poche un immense cigare qu’il se met à fumer, tout en lisant un roman en chinois.

En temps de Covid, le voyage peut prendre bien des formes. Quelques accessoires et de la musique, des odeurs de grillades, de l’imagination… et nous voilà dans une ruelle à Guadalajara ou à La Havane !

15 octobre – Ambiance aqueuse

Depuis plusieurs jours – et ce malgré le déshumidificateur – l’humidité ne passe pas en dessous de la barre des 85% dans notre appartement. Tout est moite, humide.

Je récupère un t-shirt, posé dans ma salle de bain, et j’ai l’impression qu’il sort de la machine. Mon aromat ne fait plus qu’un bloc…

Le point positif : même sans crème, ma peau reste hydratée !

13 octobre – Le verre à moitié plein

Le typhon est encore dans les parages puisqu’il se balade à 370 kilomètres de Hong Kong… et l’application de la météo nous informe que le signal T8 restera donc en force au moins jusqu’à midi !

C’est un peu « jour de fête » puisque cela signifie que ce matin, tout le monde doit rester au sec, à la maison! Pas de travail ! Pas d’école !

Cela me rappelle les matins feutrés, dans mon village de montagne, où il avait tellement neigé que le train ne passait plus… et où nous restions bien au chaud, à regarder les flocons tomber !

12 octobre – Kompasu

Doria Tillier est en moi puisque voilà un autre bulletin météo. Ce matin, nous sommes en alerte T3. Le typhon Kompasu est en approche.

Quand je parle de typhons, je présume que ceux n’y étant pas habitué imaginent que ceux-ci nous passent directement sur la tête, comme les ouragans dans les films catastrophes américains. En réalité, même un typhon situé à quelques centaines de kilomètres peut faire de gros dégâts.

L’oeil du typhon Lionrock, notre typhon de ce weekend est passé à 800 kilomètres de la ville… et celui-ci se situera à environ 400 kilomètres au sud de Hong Kong. Paris est à 400km de Genève pour vous donner une idée. Mangkhut, quant à lui, qui m’avait fait trembler à peine dix jours après notre arrivée… nous était passé directement dessus. C’était un typhon 10, le plus fort de toute l’histoire de Hong Kong… et mon premier !

Là en ce moment, la météo est calme… et j’ai du mal à imaginer qu’un gros typhon arrive et que notre aération va se remettre à siffler comme une folle.

On attend donc… et j’irai probablement faire quelques courses puisque d’ici quelques heures, il ne sera plus possible de sortir !