04 avril – Sheung Shui

Hier, après quelques jours de mauvais temps, nous profitons du retour du soleil pour faire ce que je préfère à Hong Kong : une exploration de quartier. En gros, nous choisissons un endroit sur la carte que nous ne connaissons pas… et nous allons l’explorer de fond en comble.

Parfois, c’est une réussite. Parfois, il y a peu à voir mais je dois admettre qu’en étant curieux et ouvert, il y a toujours de quoi s’étonner !

Hier, nous prenons donc le bus jusqu’à la ville la plus proche de Shenzen : Sheung Shui… ce qui signifie en chinois, au-dessus de l’eau !

La ville est charmante, super calme… et constituée d’un centre-ville piéton aux nombreux commerces. Nous nous y baladons, y mangeons un morceau… puis nous partons un peu plus loin et nous découvrons un village muré : celui des Liu ! Au loin, nous apercevons les immeubles démesurés de la mégalopole chinoise! Et à côté de la ville, une végétation luxuriante pousse : arbres, fleurs, bananiers… servant de nichoirs aux nombreux oiseaux.

C’est magnifique !

Ce n’est pas grand mais ça mérite un coup d’oeil !

01 avril – Réveil difficile

Ce matin, je me réveille transie de froid. La vitre de notre chambre a condensé et est recouverte d’une buée désagréable.

Je lance mon application du Hong Kong Observatory qui me dit que sous l’influence d’une mousson venant de Canton, les températures ont chuté drastiquement. Warning ! Very cold weather ! L’humidité est à 91%… En résumé (et vulgairement), on se les gèle !

Je sors péniblement de mon lit, emportant la couette avec moi et je sursaute. Devant la baie vitrée, un crachin peu esthétique tombe. Il neige ! Et mes réseaux sociaux sont formels. La ville est sens dessus dessous.

Accidents de bus. Personnes ayant glissé sur la chaussée. Chariots encastrés dans des vitrines. Randonneurs coincés en montagne… et le clou du spectacle, le Star Ferry peinant à avancer sur la baie.

Photo@surrealhk

Comme quoi le proverbe : En avril ne te découvre pas d’un fil est également arrivé à Hong Kong !

31 mars – Le motard du quartier

En bas de chez moi, un motard passe ses journées dans le quartier. Il doit avoir la soixantaine… a le crâne rasé et un air très sérieux.

Tous les matins, il s’installe dans une chaise de bureau posée à même le trottoir, habillé tout de cuir. Veste rembourrée et décorée de flammes, pantalons avec protège-tibias intégrés, gants en cuir. Malgré les quelques 25 degrés du jour, il ne faillit pas. Devant lui, une grosse moto est garée. Elle est jaune et ressemble à un modèle japonais (pour ce que je m’y connais). Et à ses pieds, un petit haut-parleur diffuse de la techno chinoise à plein volume.

Étrangement, je ne l’ai jamais vu conduire sa moto. Parfois il s’assied dessus, toujours avec sa musique. Mais peut-être le fait-il à l’heure où tout le monde travaille ou dort ? Le mystère reste entier.

Sans masque, il toise la rue avec fierté. C’est le rebelle de notre quartier !

29 mars – Joies du printemps

Ca y est ! Le printemps est là. Je déclare donc la saison des moustiques ouverte !

Ma seule interrogation : pourquoi semblent t’ils n’apprécier que mes chevilles ? Ils boudent toute peau à l’exception de la plus fine… et s’en donnent à cœur joie.

Depuis peu, celles ci sont aussi élégantes que délicates : rouges, boursouflées, pleines de croûtes. Je suis prête pour l’élection de Miss Pied.

28 mars – Haute sécurité

Ce matin, j’ai rendez-vous chez le médecin. Oh, rien de grave. Un petit contrôle de routine.

Pour accéder au bâtiment, un scan est obligatoire. Deux hommes m’escortent jusqu’aux ascenseurs et appuient sur les boutons à ma place.

Ensuite je passe un premier SAS de sécurité où je passe un interrogatoire en règle. Ai-je eu de la fièvre? Ai-je été dans un bâtiment au sein duquel quelqu’un de malade s’est rendu ? Ai-je toussé une fois les 14 derniers jours ? Ai-je voyagé (question rhétorique… si je l’avais fait, je serais actuellement en quarantaine)? Etc. Etc.

Je suis alors menée à un long couloir dans lequel plusieurs chaises sont posées à 1m50 de distance l’une de l’autre. Je dois attendre mon tour pour aller faire un autotest Covid.

On m’escorte jusqu’aux toilettes. La partie de plaisir commence. Grattage de nez… etc. Il faut alors glisser son test dans un sac fermé sur lequel un logo Attention radioactivité, donne le ton. Je reviens alors dans le couloir où je patiente 20 minutes, le temps que le test soit validé (en stressant un petit peu quand même). Et une fois ceci fait, je peux accéder à la salle d’attente !

L’avantage c’est que ça me fait voyager par la pensée. J’ai l’impression de me retrouver à Genève, prête à aller visiter les bâtiments de l’ONU. Je me sens du coup presque en vacances !